Réussir lait 19 novembre 2018 à 16h00 | Par Bernard Griffoul

Désinsectiser les veaux dans l’attente de nouvelles mesures

En réponse à la grève des négociants, les éleveurs sont tenus de désinsectiser les veaux et de l’attester.

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- © C. Pruilh - Archives

Le mouvement de non-collecte des petits veaux, lancé fin octobre par la FFCB (Fédération française des commerçants en bestiaux), auxquels se sont associées les coopératives, aura indéniablement marqué les esprits. « En deux semaines, ce sont 8 000 veaux qui ne sont pas partis en Espagne », chiffre Henri Gouzenne, négociant dans le Sud-Ouest et coprésident de la commission import-export de la FFCB.

Cette grève a été très mal vécue par les éleveurs laitiers dans un contexte de marché déjà très difficile.

Le mouvement de grogne a cessé à l’issue de la réunion du 7 novembre qui s’est tenue à Paris à l’initiative de la FNPL.

Une seule décision a été actée, à savoir « que la désinsectisation de tous les veaux dès la naissance soit réalisée par l’éleveur, avec attestation signée par ce dernier ». Un rappel au strict respect des conditions sanitaires négociées avec les autorités espagnoles : désinsectisation et test PCR négatif, réalisé par l’acheteur, lorsque le cheptel n’est pas vacciné contre la FCO.

Henri Gouzenne se dit néanmoins satisfait : « Nous avons été entendus. Nos interlocuteurs ont pris conscience de nos difficultés. Depuis trois ans, nous n’en pouvons plus. Les PCR nous coûtent vingt euros par tête. Et puis, nous y passons des heures et des heures ».

Les négociants continuent à plaider pour une vaccination généralisée

Cette exaspération était à son comble cet automne avec l’augmentation du nombre d’animaux positifs (18 à 20 % contre 3 à 4 % l’an dernier). La FFCB réclamait une généralisation de la vaccination. Dans son communiqué final, elle a redit « sa volonté d’une démarche commune avec l’ensemble des acteurs de la filière pour obtenir la vaccination généralisée du cheptel contre la FCO, lorsque les éléments concernant la mise en place de la nouvelle Loi de santé animale seront connus ».

De nouvelles règles concernant les échanges des animaux au sein de l’Union européenne doivent être dévoilées en mars 2019 pour application en 2021. Elles devraient signer la fin des accords bilatéraux. « L’enjeu est de retrouver, par l’intervention des négociants en bestiaux, un débouché export pérenne pour ces jeunes veaux, en prenant en compte, pour cette commercialisation, les difficultés rencontrées par les éleveurs face aux contraintes sanitaires engendrées par la FCO », estime pour sa part la FNPL. Le 7 novembre, il a été convenu d’une clause de rendez-vous au premier trimestre 2019.

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