Réussir lait 10 mai 2004 à 15h37 | Par Franck Mechekour

Désherbage des prairies - Le chardon s´élimine à la montaison

Pour être efficace, le désherbage chimique ou mécanique doit être réalisé lorsque la tige du chardon monte, mais avant la floraison.

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Dans le Finistère, on le surnomme le « pique madame ». Il semblerait que cette appellation du chardon soit liée au fait qu´autrefois l´arrachage de cette vivace dans les champs de céréales incombait aux femmes. Sans remettre en cause l´efficacité de la méthode, force est de reconnaître que les chardons continuent aujourd´hui de poser des problèmes notamment dans les prairies. Pour optimiser sa stratégie de lutte, il est absolument nécessaire de distinguer deux types de chardons : le chardon à rhizome (le cirse des champs) et le chardon vulgaire (le cirse vulgaire).

Comme son nom l´indique, le chardon à rhizome peut se propager par les voies souterraines grâce à ses rhizomes. Ces derniers peuvent mesurer jusqu´à 30 mètres de long. C´est le chardon le plus délicat à éliminer. « Un seul plant de chardon à rhizome peut occuper 200 m2 de prairies », souligne René Diverrès de la Chambre d´agriculture du Finistère. Et s´il y a une stratégie de destruction à oublier au plus vite, c´est bien le passage d´un outil rotatif tel que le rotolabour, la herse rotative.
« Le passage de ce type d´outils multiplie les rhizomes et donc le risque de voir de nouveaux plants redémarrer », prévient René Diverrès. Le labour n´est pas non plus une solution très probante parce que « les rhizomes peuvent se trouver à plus d´un mètre de profondeur ».

Comme son nom l´indique, le chardon à rhizome peut se propager par les voies souterraines grâce à ses rhizomes. Ces derniers peuvent mesurer jusqu´à 30 mètres de long. C´est le chardon le plus délicat à éliminer. « Un seul plant de chardon à rhizome peut occuper 200 m2 de prairies », souligne René Diverrès de la Chambre d´agriculture du Finistère. Et s´il y a une stratégie de destruction à oublier au plus vite, c´est bien le passage d´un outil rotatif tel que le rotolabour, la herse rotative.
« Le passage de ce type d´outils multiplie les rhizomes et donc le risque de voir de nouveaux plants redémarrer », prévient René Diverrès. Le labour n´est pas non plus une solution très probante parce que « les rhizomes peuvent se trouver à plus d´un mètre de profondeur ».

Dans l´état actuel de connaissances, le désherbage chimique reste la solution la plus efficace pour traiter rapidement ce type de chardon. « Il ne faut pas agir trop tôt, c´est-à-dire au stade rosette, pour ne pas réveiller les boutons dormants. Il est nécessaire d´attendre que la tige monte. Le chardon a moins de réserves à ce stade et il est donc plus sensible. »
Selon les régions et les conditions climatiques, le traitement peut débuter en mai. Attention toutefois à ne pas laisser les chardons fleurir (à partir de juin). « Un seul plant de chardon peut contenir des milliers de graines qui se répandent facilement à cause du vent. »

Traiter les bordures de prairies
Si certains traitements chimiques se révèlent efficaces, on se heurte malheureusement dans la plupart des cas à l´absence d´homologation vis-à-vis d´une ou plusieurs espèces composant la prairie. Le Tropotone (MCPB) est efficace contre le chardon. Les mélanges à base des matières actives telles que le clopyralid et le MCPA détruisent les chardons mais « il faut traiter en dirigé parce que le trèfle blanc est sensible à ces matières actives. » C´est notamment le cas « du Lonpar (3 l/ha en plein ou 3 cm3 pour 10 m2 en localisé), d´Ariane (3 l/ha ou 3 cm3 pour 10 m2 en localisé) ou du Bofix (4 l/ha ou 4 cm3 pour 10 m2 en localisé) ». Dans certains cas, un second traitement en été peut être nécessaire. « Les spécialités commerciales telles que Basamaïs, Harmony, Gratil et Mikado ne sont pas efficaces contre le chardon », souligne René Diverrès.

Il peut être judicieux de traiter les bordures de prairies pour éviter les recolonisations. Mais il faut faire attention au risque de passage direct du désherbant dans l´eau. C´est notamment le cas lorsque l´on traite près d´un fossé circulant.
On peut prévenir l´apparition des chardons en jouant sur la rotation des cultures. « Les produits homologués sur céréales sont efficaces et plus nombreux. »
Deux fauchages par an avant le stade floraison permettent de maîtriser les chardons à rhizome à condition de ne pas relâcher ses efforts.

Couper le chardon sous le collet
Le deuxième chardon susceptible d´envahir les prairies se dénomme donc le chardon vulgaire. Ses particularités biologiques et notamment l´absence de rhizomes facilitent énormément sa destruction. Il ne peut se propager que par les graines. Il est très sensible aux traitements de désherbage décrits précédemment. La destruction mécanique est également possible. « Il suffit de couper le chardon sous le collet c´est-à-dire à environ à 10 cm de profondeur dans le sol à l´aide par exemple d´une houe. » Le désherbage mécanique est souple puisqu´il peut être réalisé à n´importe quel stade avant la floraison. Il peut évidemment s´avérer fastidieux si la prairie est complètement envahie.

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