Réussir lait 12 novembre 2007 à 19h40 | Par C.Pruilh

Dans le sud-ouest - Les laiteries espagnoles mettent le prix du lait sous pression

Le maïs au prix affolant est un concurrent plus redoutable que les laiteries espagnoles pour les transformateurs du Sud-Ouest.

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Les laiteries espagnoles, en pénurie de lait, cherchent du lait en France. « Les prix sont complètement décalés : près de 400 euros pour 1000 litres pour du lait flottant (début octobre), contre 310- 320 euros en appliquant la recommandation nationale dans la région Sud- Ouest(1), primes comprises », précise Hubert Majesté, responsable lait à la FDSEA des Pyrénées-Atlantiques. Cette surenchère s’ajoute à une situation déjà tendue dans le Sud-Ouest. « Les cours des céréales sont très élevés, accentuant les difficultés de trésorerie des éleveurs. En outre, avec son prix affolant, le maïs concurrence durement le lait. Le découplage permet en effet aux producteurs de cesser le lait pour faire des céréales, en profitant de leurs DPU et des prix des céréales », expose Hubert Majesté. Dans une région en sous-réalisation, et où la production laitière est en recul, cette situation a de quoi inquiéter les laiteries. Surtout quand les Espagnols cherchent du lait en France.

COMPLÉMENTS DE PRIX SUR AOÛT
« Quelques éleveurs ont effectivement quitté leur laiterie, mais la plupart exercent des pressions sur leur laiterie, menaçant de partir », indique Hubert Majesté. Face à la double concurrence du maïs et des Espagnols, « les laiteries du Sud-Ouest ont presque toutes donné un complément de prix sur la paie du mois d’août, de l’ordre de 20 euros pour 1000 litres. Et celles qui ne l’ont pas fait en août le feront peut-être en septembre », ajoute Jean Doumeng, secrétaire général FRPL Sud-Ouest, qui ajoute que ces compléments sont parfois obtenus à l’arrachée, et qu’ils sont plus durs à obtenir des coopératives. Lactalis déclare ne pas prévoir de complément de prix pour l’instant (mi-octobre). Même son de cloche à la coopérative 3A. La FDSEA et l’interprofession expliquent que les laiteries ne veulent pas afficher ces « coups de pouce », mais que Lactalis devrait faire quelque chose pour la paie de septembre, et que 3A donnerait un coup de pouce sous une autre forme que le complément de prix. ■ Costie Pruilh

(1) Le bassin laitier Sud-Ouest couvre les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées

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