Réussir lait 10 octobre 2013 à 10h33 | Par Annick Conté

Création de l’Association des fruitières de l’Albanais

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Tomme de Savoie.
Tomme de Savoie. - © Coopérative des Rives du Fier

En Savoie et Haute-Savoie, quatre coopératives - les coopératives du Val de Fier, des Rives du Fier, des Trois massifs et de Sales - se sont associées en juillet 2013. Elles collectent au total 45 millions de litres auprès de 220 producteurs.
« Cette association est une étape transitoire vers une fusion d’ici deux ans », précise Sébastien Grange, son président. La décision de travailler sur un projet de fusion remonte à janvier 2011. « Elle avait été prise dans un contexte d’excédents de lait, dans l’idée de consolider les ateliers de transformation AOP et IGP de trois coopératives et de se spécialiser sur des produits de diversification (fromages non AOP-IGP) sur le site de la coopérative de Sales. »
Trois millions d’euros ont déjà été investis par les producteurs dans la rénovation du site de Sales pour fabriquer une pâte pressée cuite (Cœur de Savoie). Des travaux se chiffrant à un million d’euros ont également démarré sur l’atelier IGP Tomme de Savoie de la coopérative des Rives du Fier. Sont encore dans les cartons un projet de rénovation de l’atelier Emmental de Savoie de la coopérative du Val de Fier (1 million d’euros) ainsi qu’un projet de nouveau fromage sur le site de la coopérative de Sales.


Un site dédié aux produits de diversification pour écouler les surplus


« La réflexion est bien engagée mais les deux mauvaises années climatiques et le retournement de conjoncture compliquent la réflexion », souligne Sébastien Grange. Tous ces investissements sont financés sur des retenues sur la paye de lait et sur des fonds dédiés au dégagement du lait en excédent.
L’Association des fruitières de l’Albanais a aussi pour mission d’harmoniser les propositions de contrat annuel de vente de lait qui sont faites aux conseils d’administration des quatre coopératives ; celles-ci restent décisionnaires.
« Nos coopératives sont dans un système de gestion indirecte, rappelle-t-il. Elles sont propriétaires des ateliers de transformation et ont un contrat de location-gérance avec Chabert, le fromager à qui elles vendent le lait(1) ; celui-ci assure la transformation du lait et la commercialisation des fromages. »

 

 


(1) Prix de base moyen 2013 avant effet qualité 395 €/1000 l.

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