Réussir lait 23 novembre 2007 à 17h06 | Par Emeline Bignon et Annick Conté

Coproduits de l´agro-industrie - La glycérine intéresse les fabricants d´aliment du bétail

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Outre le tourteau de colza, la filière diester va également générer un autre coproduit, la glycérine. Il s´agit d´un produit visqueux, appétent et très riche en énergie (1,3 UFL/kg MS). « Son profil fermentaire est de type amidon rapide, et n´a donc rien à voir avec celui du propylene-glycol, précise Jean-Marc Aubret, responsable formulation chez Techna. La majorité des glycérines que l´on trouve sur le marché affichent des teneurs de 90 % de glycérol. »
Actuellement peu disponible
Ce produit présente des propriétés nutritionnelles proches de celles de la mélasse. D´après différents travaux allemands, l´apport de glycérol dans les rations s´accompagne d´une augmentation de l´ingestion, qui se traduit par une légère augmentation de la production laitière, et sans effet notable de dilution des taux. Les quantités consommées peuvent atteindre 1 kg par vache et par jour.
L´Afssa a dernièrement rendu un avis favorable quant à l´utilisation de la glycérine comme matière première en alimentation animale, à condition qu´elle titre « au minimum à 80 % de glycérol et au maximum à 0,5 % de méthanol » et « dans la mesure où elle n´excède pas 10 % d´un aliment complémentatire standardisé à 88 % de matière sèche ». Seul défaut : la glycérine est difficilement granulable. Cette limite technologique fait l´objet de travaux de recherche au sein de Tecaliman.

Début 2007, les volumes produits en France s´élèvent à 50 000 tonnes, ils devraient approcher 220 à 250 000 tonnes d´ici 2009. « Les fabricants d´aliments sont prêts à recourir à cette nouvelle matière première, mais aujourd´hui on manque de disponibilité. » Malgré l´augmentation des volumes produits, le gisement s´est tari suite à des exportations massives vers l´Allemagne sur des débouchés traditionnels de la glycérine (cosmétique, lipochimie, etc.). De plus, de nouveaux débouchés plus rémunérateurs se profilent avec le développement de polymères de surface. « Près de 80 % nous échappent aujourd´hui, mais il n´est pas exclu que la glycérine revienne en alimentation animale à moyen terme. »

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