Aller au contenu principal

Commercialisation des céréales : embellie pour les exportations françaises sur la campagne 2025-2026

Lors de son conseil spécialisé Grandes cultures du 13 mai 2026, FranceAgriMer a jugé que la dynamique des exportations était plutôt bonne ou encourageante pour le blé tendre, l’orge, le maïs et le blé dur.

navire à quai au port de La Rochelle
FranceAgriMer a fait, le 13 mai, le bilan de la campagne commerciale 2025-2026 en ce qui concerne le blé tendre, le blé dur, l'orge et le maïs.
© Port Atlantique La Rochelle - Thierry Rambaud

Alors que la campagne commerciale concernant la récolte de céréales 2025 touche à son terme (neuf mois réalisés sur douze) et à l'approche donc de la nouvelle récolte (début en juin pour les blés et les orges) et la nouvelle campagne commerciale 2026-2027 (début le 1er juillet 2026), le conseil spécialisé Grandes cultures de FranceAgriMer a fait, le 13 mai, le point, entre autres, sur l'avancée des volumes de céréales hexagonales à l'exportation (blé tendre, blé dur, orge et maïs). 

« La campagne commerciale est soutenue pour 2025-2026, avec un léger infléchissement fin mars », ont expliqué les experts de FranceAgriMer, à l’issue du Conseil spécialisé céréales tenu le 13 mai 2026.

En blé tendre, par exemple, 11,6 Mt ont été exportées à fin mars, au-dessus de la moyenne quinquennale (à 11,3 Mt) et de la campagne 2024-2025 (à 6,9 Mt) marquée par une récolte catastrophique. Les spécialistes du conseil spécialisé notent cependant « un léger ralentissement du rythme à partir de février mars » mais jugent que « le niveau d’exportations reste élevé, malgré une compétitivité plus tendue en fin de campagne ».

Le Maroc en tête des débouchés en blé tendre

Le Maroc reste le premier débouché pour les blés tendres origine France, avec 2,73 Mt, « très au-dessus de la moyenne quinquennale ». FranceAgriMer note également une « nette progression » des destinations Égypte et Espagne alors que la Belgique demeure stable, « confirmant son statut de position structurelle » pour les producteurs français. Les exportations vers les pays tiers en particulier connaissent une très belle dynamique : 7,25 Mt prévues désormais contre 7,1 Mt en avril et 3,496 Mt un an plus tôt. Les livraisons vers l’UE se tiennent bien : 7,751 Mt vues en mai contre 7,69 Mt en avril et 6,808 Mt pour 2024-2025.

Dynamique soutenue pour les orges et le maïs

En ce qui concerne l’orge, 5,1 Mt ont été exportées à fin mars 2026 contre 4 Mt à la même date l’an passé. Ce niveau est supérieur à celui de la moyenne cinq ans (4,6 Mt). « La dynamique est soutenue depuis le début de campagne et on note une accélération marquée à partir de l’hiver », précisent les analystes de FranceAgriMer. Si les volumes expédiés vers la Chine sont « en forte baisse » (historiquement premier débouché), ceux destinés à l’Arabie saoudite enregistrent une forte hausse. « On assiste à un rééquilibrage stratégique des exportations vers le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, avec notamment un retour spectaculaire de l’Arabie saoudite (890 000 t cette année contre 60 000 t en moyenne) et une forte progression de la Libye. Et la Belgique demeure stable, confirmant là aussi sa position de débouché structurel », affirment les spécialistes de FranceAgriMer.

Quant au maïs made in France, on assiste à une campagne 2025-2026 « particulièrement dynamique, portée par le débouché UE, tout au long de la campagne » : 4,3 Mt ont été exportées à fin mars contre 3,3 Mt en moyenne quinquennale. « La performance commerciale est solide, soutenue par la compétitivité intra-européenne ». Les livraisons vers les Pays-Bas, l’Espagne, la Belgique et l’Italie sont en hausse et celles vers les pays tiers sont stables.

Reprise en blé dur

Pour le blé dur, la « reprise est modérée en 2025-2026, mais encore légèrement sous la moyenne quinquennale » : 660 000 t ont été exportées à fin mars, en nette reprise donc par rapport à 2024-2025 (490 000 t). C’est un « niveau encore légèrement inférieur à la moyenne cinq ans (680 000 t). Les débouchés sont concentrés principalement sur l’UE ».

Note : les données pour la campagne 2025-2026 concernent les neuf premiers mois de campagne, de juillet 2025 à mars 2026.

Les plus lus

Marché des céréales du 30 juillet 2026 : Le prix du maïs poursuit sa baisse tandis que le prix du blé réagit aux frappes en Russie

L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 29 et le 30 juillet 2026, expliquée par La Dépêche Le…

Marché des céréales du 29 juillet 2026 : une tendance baissière des prix du blé et du maïs qui se confirme

L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 28 et le 29 juillet 2026, expliquée par La Dépêche Le…

<em class="placeholder">Epandage d&#039;engrais azoté en granule sur une parcelle de blé.</em>
Marché des engrais : le marché mondial de l’azote se stabilise, les engrais phosphatés restent sous tension

Le marché mondial de l’azote a été largement influencé en juillet par le contexte géopolitique et énergétique. En France, le…

Graphique prix colza tournesol France au 8 mai 2026
Marché des céréales du 14 juillet 2026 : Les prix du blé et du maïs augmentent sur Euronext aidés par une logistique russe et ukrainienne fragilisée.

L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 13 et le 14 juillet 2026, expliquée par La Dépêche Le…

Le Rhin canalisé dans la zone industrielle de Strasbourg et en période de pleines eaux.
Le transport fluvial en France fait face aux bas niveaux des eaux des fleuves

Avec les vagues de chaleur et le peu de pluie depuis plusieurs semaines, les niveaux d’eau des fleuves ont grandement baissé.…

Graphique prix blé maïs orge France au 24 juillet 2026
Marché des céréales du 2026 : Baisse importante des prix du blé et plus modérée des prix du maïs

L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 23 et le 24 juillet 2026, expliquée par La Dépêche Le…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 958€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site La dépêche – le petit meunier
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez votre revue numérique la dépêche – le petit meunier
Recevez les évolutions des marchés de la journée dans la COTidienne