Aller au contenu principal

Production d'oléoprotéagineux 2025 : la France reste le premier producteur de l'Union européenne

Les chiffres sur les productions 2025 publiés par Terres Univia montrent que les oléagineux gardent une place solide en France, avec un colza qui confirme sa position de leader. En revanche, l'hexagone demeure largement dépendant des importations pour couvrir les besoins en protéines végétales de ses élevages.

<em class="placeholder">Parcelle de colza.</em>
Avec une production de 4,65 millions de tonnes en 2025, la France est le premier producteur européen de colza.
© MC. Bidault

Près de 7,2 millions de tonnes (Mt) d’oléoprotéagineux ont été produites en France en 2025 sur près de 2,4 millions d’hectares (Mha) en culture. Terres Univia, l’interprofession des huiles et protéines végétales, a dévoilé les chiffres clés 2025 des oléagineux et plantes riches en protéines. La France conserve sa place de premier producteur européen d’oléoprotéagineux.

Le colza couvre près des deux tiers des surfaces d’oléagineux

Le colza maintient largement sa place de premier oléagineux français. En 2025, il couvrait 1,27 million d’hectares (Mha), soit près des deux tiers des surfaces consacrées aux oléagineux. Avec un rendement moyen de 36,6 q/ha, la récolte a atteint 4,65 millions de tonnes (Mt), un niveau élevé. La France reste ainsi le premier producteur européen, loin devant l’Allemagne (4 Mt) et la Pologne (3,6 Mt).

Cette production est essentiellement valorisée par les industriels de la trituration. Pour la campagne 2025-2026, près de 4,65 Mt de graines ont été transformées en huiles et en tourteaux, bien avant les exportations ou l’utilisation directe en alimentation animale. Cette forte demande industrielle constitue aujourd’hui le principal débouché de la culture et contribue à conforter sa place dans les rotations.

Le tournesol retrouve sa surface moyenne  

Après la forte hausse observée à la suite du déclenchement de la guerre en Ukraine, le tournesol a retrouvé en 2025 un niveau plus proche de sa moyenne historique. Les surfaces s’établissaient à 685 000 hectares en 2025, pour un rendement moyen de 20,6 q/ha et une production de 1,41 million de tonnes. La France reste le 4e producteur de l’UE derrière la Roumanie (1,8 Mt), la Hongrie (1,7 Mt) et la Bulgarie (1,5 Mt).

L’essentiel de la récolte est destiné aux usines de trituration afin de produire de l’huile alimentaire et des tourteaux utilisés en alimentation animale. Une partie des volumes est également orientée vers les marchés de l’alimentation humaine ou exportée. Après l’euphorie des années 2022 et 2023, la culture semble ainsi retrouver un rythme plus conforme à ses fondamentaux.

Le soja poursuit sa lente progression

Les surfaces de soja ont représenté près de 150 000 hectares en 2025. Avec un rendement moyen de 26,1 q/ha, la production, à 391 000 tonnes, est la deuxième de l'UE derrière l’Italie.

Mais la progression globale du soja depuis dix ans est insuffisante pour modifier l’équilibre national de l’approvisionnement en protéines végétales. La France ne couvre que 56 % de ses besoins en matières riches en protéines destinées à l’alimentation animale. Au cours de la campagne 2024-2025, la France a importé 3,22 Mt de tourteaux de soja, dont plus de 60 % provenaient du Brésil.

Les productions de protéagineux et légumes secs progressent

La production française de protéagineux a progressé en 2025 grâce à la hausse des surfaces de féverole et à de meilleurs rendements dans cette culture mais aussi en pois. La fèverole occupait 115 700 hectares, le pois, 96 900 hectares et le lupin 3 800 hectares. Les rendements se sont établis respectivement à 26,7 q/ha en féverole (309 000 tonnes) et 35,6 q/ha en pois (345 000 tonnes), tandis que la production de lupin a été pénalisée par plusieurs épisodes de canicule. Ces cultures protéagineuses alimentent aussi bien les marchés de l’alimentation animale et humaine que les exportations, notamment vers la Chine pour le pois ou vers l’Égypte pour la féverole.

Côté légumes secs, 45 000 tonnes de lentilles et 40 000 tonnes de pois chiches ont été produits en 2025 sur le territoire. La production a été soutenue par des rendements corrects dans l’ensemble, autour de respectivement 15 q/ha et 16,5 q/ha. La qualité a été dégradée par les bioagresseurs en lentille mais s’est révélée très bonne en pois chiche.

Baisse des surfaces en colza et tournesol bio

Les surfaces d’oléagineux bio (certifiés et en conversion) sont en baisse depuis 2022 pour le tournesol et le soja, après une progression continue depuis les années 2010. Les surfaces en colza et lin oléagineux sont, quant à elles, en progression assez régulière depuis 2014. En 2025, les surfaces sont dominées par le tournesol à 56 912 hectares, le soja à 37 623 hectares, loin devant le colza à 13 246 hectares et le lin oléagineux à 7 769 hectares (17 500 hectares en conventionnel).

Les plus lus

<em class="placeholder">Élodie Thirouin, agricultrice à Ychoux (40)&quot;Un pH trop acide peut avoir un impact important sur nos cultures (légumes surtout) et donc, on ne peut pas se permettre de ...</em>
Chaulage : « Je dépense 62 €/ha d'apport de dolomie tous les deux ans par parcelle sur des sols sableux des Landes où le pH peut baisser rapidement »

Éloïse Thirouin est à la tête d'une exploitation de 400 hectares à Ychoux (Landes). Ses terres sableuses à tendance acide l…

Moissonneuse batteuse en action dans une parcelle de blé tendre. Allier. 2024
Moisson 2026 : une qualité rassurante en blé tendre mais des rendements en retrait et localement catastrophiques

Au 16 juillet, la récolte française de blé tendre est achevée ou en passe de l’être dans la plupart des régions. Les…

<em class="placeholder">Déchaumage après récolte d&#039;une parcelle d&#039;orge.  </em>
Semis de colza 2026 : attendre la pluie sans compromettre l’implantation

Difficile d’envisager des semis de colza dans les conditions pédo-climatiques actuelles. Selon les types de sol un déchaumage…

<em class="placeholder">Prestataire de service avec une moissonneuse batteuse de marque CLAAS vidant sa trémie dans la remorque d&#039;un tracteur durant la moisson des blés. Récolte des céréales. ...</em>
Prix du blé : accompagner la tendance à la hausse en commençant à vendre sa récolte

Après des mois sans grandes variations, les prix du blé décollent depuis le démarrage de la nouvelle campagne début juillet.…

<em class="placeholder">Fleur de liseron. Mauvaise herbe nuisible aux cultures. Adventice dans plantes cultivées.</em>
Liseron des haies, liseron des champs : des adventices vivaces qui font plier les cultures en s'accrochant aux tiges

On peut rencontrer deux espèces de liseron dans les champs, mais le liseron des haies est la plus préjudiciable aux cultures d…

<em class="placeholder">Guillaume Debreuve, agriculteur à Dierrey-Saint-Pierre (Aube),&quot;Dans le méthaniseur, le seigle se dégrade plus difficilement qu&#039;une orge, provoquant un épaississement du ...</em>
Méthanisation : « J’utilise depuis deux ans l’orge d’hiver dans l’Aube, plus souple à récolter et moins délicate à gérer que le seigle »

Agriculteur à Dierrey-Saint-Pierre (Aube), Guillaume Debreuve alimente un méthaniseur avec une autre exploitation agricole en…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures