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Légumes

Triskalia/Groupe d’aucy : Naissance d’un géant breton

C’est l’annonce de la fin d’année : les coopératives Triskalia et Groupe d’aucy ont annoncé leurs fiançailles. Que pèsera le légume dans ce nouveau groupe ?

De gauche à droite : Daniel Ciccone (DG Triskalia), Georges Galardon (président Triskalia), Loïg Chesnais-Girard (président de la Région Bretagne), Serge Le Bartz (président Groupe d’aucy) Alain Perrin (DG Groupe d’aucy) © Philippe Gautier

C’est au conseil régional de Bretagne, à Rennes (Ille-et-Vilaine), en présence du président de région, que deux coopératives bretonnes majeures, Triskalia et Groupe d’aucy, ont annoncé leur rapprochement le 12 décembre. L’union des deux entités représente un chiffre d’affaires consolidé 2016 de 3,1Md€ et affiche une ambition de 5 Md€ en 2025. Convergence des métiers et des moyens, positionnement stratégique de ses marques, renforcement à l’international, innovations technologiques et agronomiques forment le socle de cette union.

Quel poids aura le légume dans cette alliance de coopératives caractérisées par la polyactivité (céréales, lait, viandes…) ? Le Groupe d’aucy est un acteur de référence dans le légume appertisé avec plus de 65 millions de boîtes vendus chaque année, soit environ 66 000 t. Il est aussi présent dans le rayon surgelé. La filière légumes bénéficie d’une très forte présence à l’international (30 % des volumes dans 50 pays) avec notablement, la marque Globus en Hongrie. L’ensemble s’appuie sur 1500 producteurs (60 % en Bretagne) auprès desquels le groupe collecte 300 000 t de légumes d’industrie. De l’autre côté, Gelagri, la filiale légumes surgelés de Triskalia, commercialise 160 000 t par an sous la marque “Paysan Breton” et en MDD. De plus, Triskalia est présente dans le frais. Keltivia, sa filiale issue de la fusion de Primeurs des Iles-Sévère et de Sicagri Ollier (cf. FLD Hebdo du 14 février 2012), commercialise 30 000 t de légumes (dont la moitié destinée à l’exportation) pour un chiffre d’affaires de 30 M€. Basée à Saint-Pol-de-Léon (Finistère), elle vend les légumes Prince de Bretagne cultivés sur le littoral nord de la Bretagne. Le rapprochement entre les deux coopératives va-t-il bouleverser cette organisation ? Absolument pas comme l’a confirmé Daniel Ciccone, directeur général de Triskalia : « Notre union n’est en aucun cas synonyme de rupture avec les partenariats existants. Sur ce créneau, nous aurons la capacité d’innover et de répondre aux attentes du marché ». Alors, d’aucy au rayon frais un jour ? L’avenir le dira.

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