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Lot-et-Garonne : « En arboriculture, il y a beaucoup de stratégies d'entreprise possibles »

Comment attirer des jeunes dans la filière fruits et légumes ? Pour Théophile de Hautefeuille, pruniculteur et dirigeant de la SCEA Vergers de Laplagne, à Allez-et-Cazeneuve, en Lot-et-Garonne, la diversité des tâches quotidiennes et des modèles économiques possibles sont des atouts à mettre en avant. 

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Pour Théophile de Hautefeuille, pruniculteur et dirigeant de la SCEA Vergers de Laplagne, et son père Christophe de Hautefeuille, président du Bureau national interprofessionnel du Pruneau, la diversité des modèles agricoles possibles est à mettre en avant.
© C. Gerbod

« L’arboriculture comme le maraîchage demandent un côté passion par rapport aux grandes cultures. Avec les arbres, il y a un côté affectif. J’ai fait des études à Purpan à Toulouse. J’ai toujours voulu être dans l’agriculture. Je voulais un travail concret. Dans notre métier, il faut des compétences en comptabilité, en gestion, en fiscalité, en droit, en relation clients, en ressources humaines pour gérer les salariés et les saisonniers. Cette diversité m’a plu.

La possibilité de transformer sa production

Ce qui m’a plu aussi c’est de produire de la valeur ajoutée. En arboriculture, on peut aller jusqu’au produit fini, faire du jus, des compotes, sécher des fruits comme ici grâce au four dont nous sommes équipés. On peut faire de la prestation. Ça donne de la stabilité économique.

Cette facette du métier permet d’être connecté aux consommateurs, d’avoir des clients, de connaître les marchés. On peut aussi s’investir dans le collectif, par exemple en entrant dans le conseil d’administration de la coopérative. Ce que j’ai fait. Avec mon père, nous sommes aussi dans un groupe Paysans Entreprendre en Lot-et-Garonne. Je suis tuteur pour le BPREA.

Trouver le modèle agricole adapté

Il y a beaucoup cas de figure et de stratégies possibles. On peut aussi choisir de se spécialiser sur une production et de s’agrandir, ou de se diversifier. Il n’y a plus de modèle agricole du paysan unique. On peut imaginer par exemple, un Gaec avec plusieurs productions ayant des synergies entre elles. La réflexion sur les structures juridiques est très importante. Il faut apprendre à déléguer et ne pas hésiter à demander de l’aide. Il y a des outils qui existent.

C’est sûr, il y a un manque d’appétence, car il y a un côté morose dans l’agricole mais ceux qui vont se former maintenant vont avoir des opportunités de reprise tout en pouvant bénéficier d’années de transmission, ce qui est super important. En 20 ans, on est passé de 3 ha à 14 hectares par producteur. La robotique va peut-être attirer des jeunes. »

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