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Bio

Nièvre : le maraîchage s’envisage en bio

Dans la Nièvre, le maraîchage représente un secteur attractif avec des débouchés qui se développent. Il enregistre des installations.

Aurélie Jacquot estime qu'il faut attendre la cinquième année pour tirer des conclusions sur la santé économique de son entreprise. © T. Mercier

Depuis 2016, le service Installation de la Chambre d’agriculture de la Nièvre a enregistré huit dossiers de maraîchage, essentiellement en agriculture biologique. Sur ces huit exploitations, cinq ont fait le choix de s’installer sans la DJA. Ce qui traduit une volonté d’autonomie de la part des porteurs de projet. L’engouement pour le maraîchage s’est confirmé l’année dernière avec 19 personnes reçues au Point Accueil Installation. Actuellement, quatre porteurs de projets s’essayent au maraîchage dans le Morvan et à l’espace test de la Baratte à Nevers. A 36 ans, Aurélie Jacquot dirige depuis quatre ans « le potager d’Auré » à Rouy. Elle a fait le choix de se tourner vers l’agriculture biologique « par conviction », dit-elle. « Je voulais au début offrir une meilleure alimentation à mes enfants ».

La demande des collectivités locales

A ses débuts, Aurélie avoue avoir eu du mal à trouver des terres disponibles. « Je me suis heurtée à beaucoup d’oppositions. Comme le maraîchage n’était pas une priorité dans le département, il était difficile de trouver ne serait-ce qu’un hectare. » Pour développer son entreprise, Aurélie a fait appel à la DJA. Elle a pu obtenir 29 000 euros. Aujourd’hui, après le quatrième exercice comptable, son entreprise est à l’équilibre, mais elle préfère rester prudente. « J’estime qu’il faut attendre la cinquième année pour tirer des conclusions sur la santé économique de mon entreprise. » D’autant que la jeune femme peine encore à dégager un salaire correct. Pourtant les débouchés sont là : elle livre sous forme de paniers le supermarché de Rouy, elle fournit les cantines scolaires du secteur et elle assure également une vente directe à son jardin ou sur trois marchés. A l’avenir, elle aimerait cultiver plus de légumes de plein champ pour répondre à la demande des collectivités locales. « Le problème de notre secteur, c’est que la demande est importante mais nous n’avons pas les volumes suffisants pour y faire face. La solution serait certainement la mutualisation. » Alors que de nouveaux marchés émergent dans la grande distribution et la Restauration Hors Foyer, la Chambre d’agriculture rappelle qu’il est nécessaire d’avoir une formation et une pratique suffisante avant de se lancer dans un projet de maraîchage. Il faut compter un an avant que l’installation soit effective.

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