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La Sonito accueille une délégation sénégalaise

Pour améliorer ses rendements, la filière tomate industrie du Sénégal a rencontré la Sonito et son homologue français.

Une délégation de l’interprofession de la tomate d’industrie du Sénégal était guidée par André Bernard, président de la Sonito, et Robert Giovinazzo, responsable technique. © C.Poulain

La Sonito, l’interprofession de la tomate destinée à la transformation, a accueilli une délégation d’homologues du Sénégal. L’objectif pour les visiteurs était d'en apprendre plus sur les techniques d’irrigation, de culture et de transformation de la filière tomate industrie afin d’accroître leurs rendements. Un partenariat issu d’une rencontre faite au salon de l’agriculture entre André Bernard, président de la Sonito, et Ablaye Dinj, le président du Comité de concertation sur la filière tomate industrie du Sénégal, structure qui regroupe producteurs et industriels. « L’objectif est d’augmenter nos rendements ! », résume Ablaye Dinj (voir encadré).

La viscosité de plus en plus importante

« Travailler avec une matière première plus riche en MSS nécessite moins d’énergie pour fabriquer le concentré : moins d’eau à évaporer et, pour la même quantité de tomates fraîches entrées en usine, il sera donc produit plus de concentré », explique Robert Giovinazzo, responsable technique de la Sonito. Pour cela, les variétés sont placées en condition de stress avec peu d’apport d’eau et d’engrais, afin d’observer quel sera leur comportement ensuite, lors de la transformation en usine. Cinq sondes capacitives ont été installées, ainsi qu’une station météo, pour piloter l’irrigation. « Pour l’instant, nous voyons qu’en réduisant l’irrigation de moitié au milieu du cycle (autour de 50 à 55 jours), la qualité du fruit et sa viscosité paraissent plus intéressantes », estime-t-il. En effet, la viscosité est un paramètre qui intéresse de plus en plus. C’est ce critère qui va permettre d’avoir une spécialité suffisamment épaisse pour cuisiner. Le marché va vers ce type de produits, au détriment du double concentré de tomate. « L’objectif de nos expérimentations ici est d’obtenir dans 10 à 15 ans des variétés adaptées à une culture nécessitant très peu d’eau », résume le responsable technique. Au fond de la parcelle, le groupe observe également d’autres variétés, tolérantes au mildiou, et des essais réussis de paillage biodégradable.

Passer au goutte-à-goutte

« Au Sénégal, les producteurs de tomates d’industrie pratiquent l’irrigation à la raie, pour un rendement moyen-faible, de 30 tonnes par hectare », Ablaye Dinj, président du Comité national de concertation sur la filière tomate d’industrie du Sénégal. Le pays compte 15 000 producteurs et produit actuellement 61 000 tonnes, quand les besoins nationaux sont de 120 000 tonnes. « Nous importons donc la différence de Chine, alors que nous avons toutes les conditions pour être auto-suffisants. Cette visite en France nous a convaincus de l’intérêt de la technique du goutte-à-goutte. Nous pensons installer une parcelle ‘vitrine’, pour que les producteurs viennent observer et apprendre à utiliser ce système. Notre technicien aura passé trois mois avec la Sonito, il pourra accompagner le mouvement. »

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