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Campagne

Très mauvaise fin de saison pour le concombre

Après un début de saison correct, le marché du concombre s’est fortement détérioré depuis la mi-juillet.

L'AOPn Tomates et Concombres de France a sollicité les enseignes pour qu'elles adaptent les prix et mettent en avant le concombre. © Philippe Gautier

Le marché du concombre s’est fortement détérioré depuis mi-juillet. Après un début de saison correct, un premier blocage, qui a duré deux semaines, est apparu mi-avril, lié à l’augmentation de production. Puis, mi-juillet, prix et volumes ont dégringolé. « Le marché des fruits et légumes est très peu dynamique cet été, encore plus en concombre, constate Laurent Bergé, président de l’AOPn Tomates et Concombres de France. De plus, les volumes ont augmenté cette année, du fait de l’accroissement des surfaces, notamment dans le sud de la France. Certaines semaines, il y a eu 30 % de volumes en plus qu’en 2016. »

Une mauvaise gestion en magasin ?

S’y sont ajoutés le faible niveau de promotion, des rayons parfois mal gérés en l’absence des chefs de rayon en été, des prix qui n’ont pas été calés sur la période. « Il n’est pas normal qu’en août, le concombre soit encore proposé en magasin à 1 €/pièce », estime Louis Vinet, producteur en Loire-Atlantique. La météo a pourtant été favorable à la consommation.

La consommation étant atone, les ventes ont chuté et les prix sont descendus à 0,30 €/pièce pour le producteur, quand le coût de production se situe autour de 0,40 €/pièce.

S’y sont ajoutées dans certaines régions, comme en Loire-Atlantique, des difficultés d’accès à l’eau liées à la sécheresse qui ont amené des producteurs à devoir irriguer à partir du réseau, augmentant encore le coût de production.

Résultat : des quantités importantes de concombre ont été détruites de mi-juillet à fin août, jusqu’à un quart à la moitié des volumes certaines semaines.

Des producteurs ont également arraché leurs cultures prématurément. L’AOPn Tomates et Concombres de France a sollicité les enseignes pour qu’elles adaptent les prix et mettent en avant le concombre. « La plupart ont réagi, indique Laurent Bergé. Mais les actions menées n’ont pas eu les effets escomptés. Les ventes lors des opérations étaient parfois inférieures de 30-40 % au prévisionnel. » La production étant amenée à diminuer dans les semaines à venir, la situation devrait s’améliorer. Mais d’ores et déjà, la perte de chiffre d’affaires pourrait atteindre 15 à 20 %.

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