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Le coco de Paimpol est de retour

Exclusivement commercialisé par Prince de Bretagne de juillet à octobre, le coco de Paimpol AOP est le légume phare de la rentrée.

Chaque année, les consommateurs attendent le retour sur les étals du coco de Paimpol AOP, lequel n’est présent que de mi-juillet à fin octobre. Il s’agit d’un haricot blanc frais à écosser, 100 % bretons, dont les qualités et les spécificités ont été reconnues par une AOC en 1998, puis au niveau européen par une AOP en 2009. Il se sème de mars à juin afin d’être récolté de l’été aux premières gelées. La coopérative Prince de Bretagne est le seul opérateur du marché en coco de Paimpol AOP. Elle rassemble 230 producteurs, lesquels fournissent 6 000 t de cocos par an, obtenus sur quelque 1 000 ha cultivés.

Le coco est obtenu sur les zones côtières du nord des Côtes-d’Armor, dans la région de Paimpol. Il apprécie particulièrement le climat océanique et le sol limoneux de la Bretagne. Les gousses de couleur jaune pâle à marbrures violettes sont entièrement récoltées à la main par plus de 2 000 cueilleurs, recrutés le temps de la campagne. À l’intérieur des gousses, les haricots se révèlent d’une belle couleur nacrée. Une fois écossés, les cocos de Paimpol frais peuvent être congelés, sans altérer leurs qualités gustatives. Côté cuisine, aucun trempage n’est nécessaire. On place les cocos dans l’eau froide avec des aromates (oignons, carottes, thym, laurier) et on laisse cuire 30 à 40 min. Commercialisé uniquement en frais, le coco de Paimpol AOP est proposé par Prince de Bretagne en vrac (colis bois de 6 kg), en filet de 1 kg, mais également en filet de 5 et 10 kg pour les consommateurs qui souhaitent en profiter toute l’année. Après récolte, le haricot doit être consommé rapidement, c’est pourquoi il est immédiatement refroidi afin de conserver tout son potentiel. Sa consommation est recommandée sans modération par les nutritionnistes qui reconnaissent sa richesse en potassium, calcium, magnésium, phosphore, fer, vitamines B1, B5 et B9. Le coco de Paimpol est également source de fibres et adapté aux repas légers avec 100 kcal pour 100 g.

Un Argentin devenu Breton

On doit le coco de Paimpol à quelques graines rapportées d’Argentine par un militaire de la marine nationale en 1928. Au début cultivé pour la consommation familiale, il était récolté et commercialisé en sec. Ainsi, les grains se conservaient toute l’année. Ce n’est qu’après la guerre, en 1948, que commencera sa commercialisation en tant que produit frais, vendu en gousses.

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