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Les alternatives pour la protection des légumes

Les méthodes de protection alternatives en production de légumes ont été longuement évoqué lors de deux journées techniques au centre CTIFL de Lanxade.

Une centaine de personnes ont assisté aux présentations techniques organisées par le CTIFL sur son site de Lanxade © F. Villeneuve / CTIFL

Les rencontres phytosanitaires légumes et fraise du CTIFL, les 13 et 14 mars au centre de Lanxade à Prigonrieux (Dordogne), étaient placées sous le signe du biocontrôle et autres pratiques alternatives de protection, visant à réduire l’utilisation des pesticides de synthèse. Le biocontrôle est l’un des leviers utilisés dans les exploitations du réseau Dephy ferme pour diminuer l’utilisation des produits phytosanitaires de synthèse. Avec comme bémols, le renouvellement nécessaire des applications, souvent plus important qu'avec des phytos classiques, et une efficacité plus variable, nécessitant une bonne compréhension des éléments de l'environnement. « Le réseau Dephy ferme légumes compte plus de 390 exploitations en France, répartis en groupes d’une dizaine de producteurs, présents bénévolement et sur la base du volontariat, a indiqué Cathy Eckert, du CTIFL. La première vague de projets, débutée en 2011-2012, s’est achevée en 2017 et 2018. Depuis l’an dernier, une nouvelle vague de projets a été lancée. » Entre l'état initial et 2017, des baisses de l'indice de fréquence de traitement (IFT) hors biocontrôle de 30 à 40 % ont été obtenues. 

La maîtrise des bioagresseurs telluriques difficile

Lucie Drogou, de l’AOP Cerafel, anime l’un de ces groupes de producteurs dans le Finistère et les Côtes d’Armor. « Ce sont uniquement des producteurs de tomate hors sol, mais avec une grande diversité variétale, a-t-elle relaté. Sous serre, nous avons un gros avantage vis-à-vis des conditions environnementales. L’objectif collectif du groupe est de tendre vers l’utilisation de zéro insecticide de synthèse, et de baisser globalement l’usage des phytosanitaires de synthèse. Ensuite, chaque producteur a des objectifs individuels ». En 2017, le groupe a réduit son IFT hors biocontrôle de 30 % par rapport à 2016. François Villeneuve, du CTIFL, a présenté un état des lieux des solutions de gestion des bioagresseurs telluriques. « La maîtrise des bioagresseurs telluriques est difficile. Elle nécessite de bien connaître son sol, ses défauts et ses potentialités »a-t-il indiqué. L'utilisation de fumigants chimiques classiques devient compliquée du fait de l'interdiction d'utilisation de certaines solutions (métam-sodium, 1,3 dichloropropène) et du peu de nouveautés depuis longtemps. Les autres possibilités reposent sur l'allongement et la diversification des rotations, l'apport de matière organique, le greffage, la solarisation, la biodésinfection ou encore l'utilisation de plantes de services.

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