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Hauts-de-France : Le flageolet blanc des Flandres revient de loin

Réputés autrefois pour leurs haricots secs, les Hauts-de-France relancent leur culture avec l’image de variétés locales et de terroir. Les lingots du nord et les chevriers ont obtenu des signes de qualité. Le haricot de Soissons y travaille. Le flageolet blanc pourrait lui emboîter le pas.

Le flageolet blanc est séché sur des perches dans l'arrière-pays dunkerquois. © CRRG

Le flageolet blanc des Flandres a bien failli disparaître. Cultivé historiquement dans le dunkerquois, il a progressivement décliné face à l’urbanisation croissante. Les lotissements et zones industrielles ont petit à petit pris le pas sur les serres et les activités de maraîchage, qui avaient fait la réputation de cette ceinture verte, jusqu’à la signature d’une convention entre la Communauté urbaine de Dunkerque (CUD) et le Centre régional des ressources génétiques (CRRG) en 2015. « Cette convention visait à relancer certaines des productions traditionnelles et historiques de ce bassin légumier », explique Richard Boucherie du CRRG. Jusqu’aux années 1980, coexistaient en effet deux pôles de culture de part et d’autre de Dunkerque avec Rosendaël à l’est, et Grande Synthe et Petite Synthe à l’ouest de la ville. Le chou-fleur de la variété « Malines », le pissenlit blanc ainsi que les haricots ont fait le bonheur des maraîchers qui se sont développés sur ce cordon dunaire. Tout comme la production de chrysanthèmes qui avaient une solide réputation !

Relance de la production

Les élus de la CUD, qui organisent désormais un rendez-vous annuel consacré à la relance des productions traditionnelles, veulent inverser la tendance. « Il faut que le légume redevienne un emblème pour le territoire dunkerquois », défend Richard Boucherie. Ce fut d’abord le pissenlit blanc en 2017, puis cette année les légumineuses parmi lesquelles le flageolet blanc des Flandres. Contrairement aux lingots du Nord et aux flageolets verts cultivés dans la plaine de la Lys (25 producteurs pour 80 ha), la culture du flageolet blanc s’est faite exclusivement autour de Zegerscappel, dans l’arrière-pays dunkerquois depuis au moins 150 ans. Mal valorisé, avec des coûts de production élevés, il n’a pas résisté à la concurrence. Arraché à la main et non fauché, séché sur perches et non sur perroquet comme son homologue vert ou le lingot, il a très vite disparu des champs dunkerquois. Jusqu’à ce qu’en 2015, Denis Top, un producteur bio de Pitgam, décide de relancer sa production. Il réussit à convaincre quelques producteurs bio et conventionnels à le rejoindre pour produire un haricot local, issu d’un terroir bien identifié en surfant sur l’aura retrouvée des légumineuses ! L’association de producteurs est créée et le CRRG inscrit la variété au catalogue des espèces potagères. Une confrérie, parrainée par le haricot de Soissons, est même installée ! Si la production se cantonne actuellement à une dizaine d’hectares, « il revient de loin ! », conclut Richard Boucherie.

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