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Région Auvergne-Rhône-Alpes : 8,5 millions d’euros pour les fruits

Le conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes a adopté un plan fruits 2017-2020 comportant une enveloppe financière de 8,5 millions d’euros pour aider la filière arboricole à se consolider.

RESPONSABLES POLITIQUES ET PROFESSIONNELS SUR LE TERRAIN lors du lancement du plan fruits qui pourrait concerner 7 000 exploitations. © C. PEYRACHE

« C’est un plan ambitieux qui se veut à la hauteur des enjeux de la filière fruitière d’Auvergne-Rhône-Alpes », a estimé Émilie Bonnivard, la vice-présidente à l’agriculture de la Région lors de la présentation du plan fruit à la mi-juillet dans la Drôme. Le plan fruit 2017-2020 prend la suite du contrat régional d’objectif filière (Crof) arrivé à son terme en 2016 et s’articule autour de trois axes. Le premier est destiné à renforcer la compétitivité des exploitations notamment grâce à un soutien à la rénovation des vergers, à la transformation à la ferme, aux investissements spécifiques ponctuels tels que les logements de saisonniers ou les hangars collectifs. En Auvergne-Rhône-Alpes, les vergers vieillissent car le taux de renouvellement est inférieur au seuil minimum de 7 % par an. Grâce à un volet de soutien aux investissements de modernisation des entreprises du secteur des fruits ou de la mise en place d’innovations, ce plan fruits entend également améliorer la compétitivité des entreprises du secteur. Au total, le soutien à la performance de la filière s’élève à 4,56 millions d’euros sur la durée du plan.

Un soutien fort aux systèmes de protection antigrêle

Le deuxième axe entend sécuriser la production contre les risques climatiques et sanitaires en soutenant l’investissement dans les systèmes de protection. Doté d’une enveloppe globale de 3,7 millions d’euros, il permettra de financer des premiers équipements mais il sera aussi mobilisable pour le renouvellement et le renforcement de ces protections. Accompagner la rénovation des vergers est « un besoin » et protéger les vergers « une obligation aujourd’hui », a souligné Katia Sabatier, la présidente de Lorifruit, une coopérative fruitière de la Drôme. Enfin, le conseil régional apporte une contribution de 300 000 euros sur la promotion et la communication constituant le troisième axe.

Avec 8,56 millions d’euros d’aides directes aux producteurs, entreprises et structures professionnelles, il représente une enveloppe trois fois plus importante que le Crof. Ce soutien régional donne accès à un cofinancement européen (Feader). « C’est un effort considérable, a souligné Émilie Bonnivard. Nous avons souhaité qu’il aille en priorité à l’investissement » (88 % contre 12 % pour le fonctionnement). Avec 25 000 ha de vergers et 7 000 exploitations agricoles, dont la moitié spécialisée, la Région Auvergne-Rhône-Alpes est le deuxième producteur de fruits de l’Hexagone.

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