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Fruits et légumes : en frais, les écarts pèsent sur l’amont

Près d’un tiers des fruits et légumes sont écartés du circuit du frais. Les volumes écartés varient selon le maillon de la chaîne de valeur.

Schéma / graphique représentant le taux d'écarts du frais à l'échelle de la filière des fruits et légumes.
L'étude de Ceresco et l’Inrae pour FranceAgriMer et Interfel distingue d'un côté les écarts revalorisés pour l’alimentation humaine (transformation, dons alimentaires) et animale, de l'autre les « pertes et gaspillages », c’est-à-dire les écarts non revalorisés pour l’alimentation.
© Réussir

30 % des fruits et légumes sont écartés du circuit de commercialisation du frais, à l’échelle de la filière, d’après une étude de Ceresco et l’Inrae pour FranceAgriMer et Interfel, publiée en novembre 2025. Pour arriver à ce taux, on additionne les 18 % d’écarts revalorisés pour l’alimentation humaine (transformation, dons alimentaires) et animale avec les 12 % de « pertes et gaspillages », c’est-à-dire les écarts non revalorisés pour l’alimentation.

La production en première ligne

« Les niveaux de volumes écartés varient selon les stades de la chaîne », analysent les auteurs. Au stade de la production et de la première mise en marché, il y a 20 % d’écarts (11,7 % valorisés pour l’alimentation + 8,3 % de pertes et gaspillages) ; au stade de gros, 0,7 % d’écarts (0,5 % + 0,2 %) ; au stade des points de vente, 6,6 % (4,5 % + 2,1 %). Au stade des ménages, comptabilisé à part, le taux de pertes et gaspillages est de 3,1 %.

La transformation, destination n° 1 des écarts à l’amont

« À l’amont, la transformation (jus, purées, confitures, 4e gamme) est la première destination des écarts, écrivent les auteurs, suivie par les fruits et légumes qui restent ou reviennent au champ (production hors calibre non récoltée, fin de parcelle). Viennent ensuite la méthanisation puis le don. Plus en aval, le don prend proportionnellement plus d’importance, tout comme la méthanisation. La transformation est plus anecdotique. »

Simplifier les cahiers des charges ?

Chez les producteurs interrogés, la première cause de pertes et gaspillages est la dégradation des fruits et légumes par des ravageurs et pathogènes. Le deuxième facteur est la non-conformité aux cahiers des charges (calibre, couleur, aspect, qualité organoleptique). « De nombreux opérateurs, indiquent les auteurs, réalisent un tri strict pour répondre aux exigences du marché, ce qui conduit à écarter précocement des produits pourtant consommables afin d’éviter des pertes et gaspillages en aval de la filière. »

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