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Semences

Velléités d’ouverture au sein du Gnis

Christian Gloria
10 jan 2019

L’interprofession des semences devrait s’élargir à de nouvelles organisations professionnelles et communique vers la société civile. C’est une des conséquences des Etats généraux de l’alimentation.

N. Ouvrard
La filière semences a dégagé un chiffre d'affaires de plus de 3 milliards d'euros en France.

Après sa remise au ministère de l’agriculture et le débat public à l’occasion des Etats généraux de l’alimentation, le « Plan de filière semences et plants » se traduit par la création d’un comité des enjeux sociétaux au sein du Gnis, Groupement national interprofessionnel des semences et plants. « Ce comité a pour but d’éclairer le débat sur l’utilisation des semences et sur ce qui est fait dans nos entreprises semencières, pour répondre aux attentes de la société civile et des associations de consommateurs, a expliqué François Desprez, président du Gnis, en conférence de presse à Paris le 10 janvier. Le président de ce comité est connu mais nous n’en dévoilerons le nom qu’une fois ce comité concrètement constitué. Il comportera douze personnes et devrait être opérationnel d’ici quelques mois. »

François Desprez a fait connaître une évolution en 2019 sur la gouvernance du Gnis. « Notre conseil d’administration va étudier les demandes émanant de nouvelles organisations professionnelles de la semence à intégrer notre interprofession », a-t-il précisé. Le secteur des semences de fermes est concerné. Le Staff, syndicat des trieurs à façon de France, aurait exprimé publiquement son désir d’intégrer le Gnis, de même que l’organisation « France grandes cultures » (ex OPG) de la Coordination rurale. L’ouverture du Gnis pourrait aller aussi jusqu’au monde de la grande distribution et celui du jardinage.

En dépit d’un débat âpre sur la remise en cause d’une partie de la recherche semencière avec les NBT (1), la filière semences se porte toujours bien en France, en témoigne sa balance commerciale de 947 millions d’euros lors du dernier exercice et d’un chiffre d’affaires de plus de 3 milliards d’euros.

(1) New breeding techniques

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