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Toujours des munitions dans les sols

01 jan 2017

Cent ans après la première guerre mondiale, la dizaine de sociétés françaises spécialisées dans la dépollution exhume encore plus ou moins 500 tonnes de munitions chaque année au fil des ventes de terrains et des projets de BTP. La pollution n’est pas que "métallique", mais aussi chimique, à l’image du très instable acide picrique utilisé dans les obus, qui se propage lors de leur décomposition. Comme les autres, les terrains agricoles sont concernés. À Muzeray, dans la Meuse, douze hectares vont ainsi bénéficier prochainement d’un plan de dépollution. Il faut dire qu’à l’été 2015, les agriculteurs de la commune et de deux autres voisines s’étaient vu interdire la vente de leur récolte pour cause de pollution chimique. Outre les champs de bataille, Muzeray a accueilli à l’après-guerre une usine de démantèlement de munitions chimiques de guerre. L’histoire semble se répéter puisque c’est à Bure, dans la Meuse également, que l’on veut enfouir les déchets nucléaires…

Le climat improvise

Qui a dit que le changement climatique ne pouvait pas faire rire ? C’est le défi qu’ont relevé mi-novembre à Paris les étudiants d’écoles d’enseignement supérieur agricole lors d’un match d’improvisation soutenu par le ministère de l’Agriculture. Gaspillage alimentaire, vie dans les sols, auxiliaires de cultures… Les sujets n’étaient pas simples. Mais le public a découvert en riant et en chansons, Gaspi, le roi de la déchetterie, ou la vie des vers de terre. Un beau « coup de théâtre » qui, sur un mode convivial, a permis de parler de sujets sensibles.

Le biocontrôle à l’eau

Si les produits et les techniques de biocontrôle peinent à se développer, le secteur sait mettre le paquet lorsqu’il s’agit de communiquer. Depuis novembre, le logo de Bioline AgroSciences, filiale d’InVivo spécialisée dans les biosolutions qui intègre les produits Biotop, fait ainsi tranquillement le tour du monde. La société sponsorise le skipper irlandais Enda O’Coineen pour l’édition 2016 du Vendée Globe, course de voile autour du monde en solitaire. À produits innovants, modes de communication différents ?

Arterris tente l’aventure

Branchés, urbains, connectés, Franck, Caro et Véro sont ce qui s’appelle des « influenceurs ». Arterris les a sélectionnés via un casting sur internet puis durant cinq jours début juillet, leur a déroulé le tapis rouge afin qu’ils comprennent mieux les métiers et le quotidien des agriculteurs. Au programme : dégustation de vins et produits du terroir, promenade à cheval, tour en bateau dans le port de Sète, ballade en hélico… Une web-série intitulée « La grande aventure » relate cette semaine pas ordinaire. Pas sûr que les trois bloggeurs aient réellement perçu le quotidien d’un agriculteur, mais l’idée a le mérite de l’originalité. À retrouver sur https ://fr-fr.facebook.com/arterris/

Le goût sans les calories

Moins de gras et de sucre mais autant de plaisir gustatif, ce serait donc possible. C’est ce que tend à démontrer le projet européen Terifiq coordonné par l’Inra, qui vise à réduire significativement les quantités de sodium, matières grasses et sucres dans les aliments grâce à la recherche et à l’innovation technologique. Ainsi, l’ajout de polymères de type inuline et l’emploi d’émulsions réduiraient les teneurs en matières grasses et en sucre des muffins et autres madeleines de respectivement 40 % et 25 %. Bonne nouvelle pour le système cardio-vasculaire…

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