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Argentine

Les taxes sur les ventes de grains sans effet sur l’export, mais destructrices pour la production

Marc-Henry André
18 déc 2019

La hausse des taxes à l’export de grains, décrétée par le gouvernement argentin, n’a nul effet sur les marchés à court terme, mais elle s’annonce destructrice pour le potentiel de production de blé du pays.

Casa Rosada
Alberto Fernández et Cristina Fernández de Kirchner, respectivement Président et vice présidente de l'Argentine. Les opérateurs du commerce agricole locaux redoutaient le retour des taxes à l'export après le retour au pouvoir des péronistes. Ils ne se sont pas trompés...

En progression spectaculaire depuis 2016, la production de blé argentine a pris du plomb dans l’aile à cause d’une mesure fiscale décrétée en semaine 51 et qui pourrait se durcir dans les jours à venir. En effet, le nouveau gouvernement argentin a relevé le niveau de la taxe sur les exportations de soja, de 24,5 % à 30 %, et de céréales, de 6 % à 12 %. Une douche froide pour la filière, même si elle s’y attendait. Le seau d’eau glacée, qu’elle a reçu sur la tête dans la foulée, a été l’annonce, mardi 17 décembre, de l’envoi au Parlement d’un projet de loi dit de Solidarité dans l’urgence, élaboré par le gouvernement, qui préconise de rehausser la taxe de 30 à 33 % sur les embarquements de soja et de 12 % à 15 % sur ceux de blé.

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