Publicité
E-mailPrintFacebookTwitter
Fertilisation

Les émissions d’ammoniac vont peser sur les engrais azotés minéraux

Valérie Noël
18 fév 2019

La mise en œuvre de la directive européenne sur la qualité de l’air avance lentement mais elle pourrait contraindre dès le printemps 2020 l’utilisation de l’urée et des solutions azotées : ces deux formes d’engrais sont de grosses émettrices d’ammoniac dans l’air.

J.-C. Gutner/Archives
Les solutions azotées et l'urée sont les formes d'engrais azotés qui libèrent le plus d'ammoniac dans l'air.

Presque chaque année, l’urée gagne du terrain. En 2016/2017, cette forme d’engrais azoté représentait pas loin de 25 % des livraisons d’engrais simples en France, selon les chiffres de l’Unifa (Union des industries de la fertilisation). Quant aux solutions azotées, elles représentent peu ou prou 32 à 33 % du marché (voir graphique ci-contre). Urée et solution séduisent parce qu’elles sont moins chères que l’ammonitrate. Mais elles sont plus sensibles aux risques de volatilisation et libèrent de l’ammoniac (NH3) dans l’air. Or en accord avec la directive européenne de 2016 sur la qualité de l’air, le gouvernement a fixé dans un décret du 10 mai 2017 les objectifs de réduction des émissions nationales de certains polluants atmosphériques… dont l’ammoniac.

La lecture de cet article est réservée aux abonnés
Publicité