Publicité
E-mailPrintFacebookTwitter
Céréales

L'AGPB veut lancer une nouvelle dynamique

V.Noël
12 fév 2019

Pour répondre aux attentes sociétales, retrouver de la valeur ajoutée et simplifier les contraintes qui pèsent sur les céréaliers, l'AGPB veut bâtir un socle commun RSE basé sur la certification HVE.

V.Noël
Pour Philippe Pinta et Xavier Thirouin, il faut reprendre la main plutôt que de se faire imposer des contraintes.

« Nous avons décidé d’avoir un projet ambitieux, de sortir de la contrainte de moyens pour les producteurs, de dégager de la valeur ajoutée si possible, d’être moins sur la défensive et plus proactifs », a expliqué Philippe Pinta, président de l’AGPB (Association générale des producteurs de blé) en conférence de presse le 12 février à Paris. Le syndicat veut bâtir un socle commun à toute la production dans le cadre de la RSE (responsabilité sociale des entreprises). L’idée : « faire savoir » le travail réalisé par les producteurs et donc, transformer les contraintes réglementaires subies par la profession en une force qui permette de conserver ou conquérir des marchés et de la valeur ajoutée.

La certification HVE à la base d'un socle commun de RSE

Le cahier des charges de ce socle commun serait bâti sur la démarche HVE (Haute valeur environnementale), reconnue depuis 2010 par les pouvoirs publics et qui comporte trois niveaux. Elle a été jusqu’ici très peu suivie par les céréaliers : seule une quinzaine sont certifiés niveau 3 sur les 1500 producteurs agréés. En cause : un cahier des charges inadapté au secteur, estime le syndicat, et une absence de valorisation. « Il convient de décliner cette démarche pour les exploitations céréalières », a souligné Philippe Pinta. Le syndicat souhaite donc que soit établie une HVE grandes cultures répondant aux spécificités du secteur, dans une démarche progressive, « pour que chacun puisse entrer dedans à son pas de temps », a poursuivi le responsable.

Simplification administrative en ligne de mire

Le syndicat vise une démarche massive, valorisable sur le marché intérieur car elle permettrait de répondre aux attentes des consommateurs, mais également à l’export, où les demandes des acheteurs évoluent. En encourageant le développement de ce socle commun, le syndicat souhaite également apporter aux producteurs une simplification administrative : la certification HVE pourrait, par exemple, donner accès directement à des aides de type « eco-scheme » dans la nouvelle Pac.

Pour l'instant, l'AGPB doit travailler le cahier des charges HVE "grandes cultures" mais elle estime avoir le soutien de la filière, et notamment des collecteurs. Aucun objectif chiffré n'est encore fixé.

Publicité