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Betterave

Le secteur sucrier s’enlise dans la crise

V. N.
22 avr 2019

Saint Louis sucre confirme la fermeture d'usines en France tandis que les seconds acomptes pour la campagne 2018 ne sont pas aux niveaux attendus.

S Leitenberger
Le site d'Eppeville de Saint Louis Sucre va arrêter de produire du sucre en 2020.

Filiale française de l’allemand Südzucker, Saint Louis Sucre a confirmé début avril ses projets de fermetures d’usines dans l’Hexagone. Ils prendront effet à partir du premier semestre 2020. Principal site touché : Cagny, dans le Calvados. La production de sucre y est arrêtée, le site se recentrant sur le stockage (sucre et mélasse) et la production d’aliments du bétail à partir de mélasse. 90 % des emplois (74) sont supprimés. À Eppeville aussi, la production de sucre mais aussi d'alcool est arrêtée. Toutefois, « l’essentiel des activités » est transféré sur les deux sites de Roye, distants de 25 kilomètres. Le site de conditionnement de Marseille est pour sa part réorienté sur la production de sucre liquide avec à la clé là aussi, la disparition de plus de 90 % des emplois (53). Mi-avril, des rumeurs courraient sur la possible fermeture de sites dans le groupe Cristal Union, peut-être à Bourdon, dans le Puy-de-Dôme.

500 euros de moins à l'hectare selon la CGB

L’avenir apparaît d’autant plus incertain que les rémunérations pour la récolte 2018 risquent bien de ne pas atteindre les niveaux escomptés, que ce soit chez Cristal Union, Saint Louis Sucre ou Tereos. Début avril, la CGB (confédération générale des planteurs de betteraves) s’est insurgé contre les seconds acomptes versés par les industriels, insuffisants. « C’est la stupeur et l’incompréhension qui prédominent chez les agriculteurs face à des versements en repli à minima de 500 euros/hectare », indiquait le synicat.

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