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Dossier "Protéine en nutrition animale"

Développer une filière française en souffrance

Yanne Boloh
21 jan 2019

Avec une autosuffisance supérieure à la moyenne européenne en protéines végétales destinées à l'alimentation animale grâce à son colza, la France s’affiche volontariste, même si la sole de protéagineux se réduit depuis vingt ans, au risque de voir les sélectionneurs s’en détourner.

Markus Hagenlocher
La sole française de pois protéagineux est en baisse régulière depuis 20 ans.

La France importe 40 % de ses besoins en protéines végétales pour la nutrition animale et l’Union européenne 65 %. L’Hexagone a en effet pris le dossier des biocarburants très au sérieux et en a tiré profit, consacrant 1,4 Mha au colza par exemple, mais la baisse est continue pour les surfaces de plantes riches en protéines, notamment en pois fourragers (198000 ha en 2017). Idem pour les féveroles (87400 ha en 2017) dont les marchés indien et égyptien, un temps très porteurs pour des débouchés en nutrition humaine, ne soutiennent plus la production.

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