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Le chiffre

2 700

L’interdiction de produire des phytos non homologués en Europe menace des emplois

Le 15 mars, l’Assemblée nationale a adopté en nouvelle lecture le projet de loi sur la croissance et la transformation des entreprises, dit « Pacte ». Dans ce texte qui touche des domaines très divers (privatisation des aéroports de Paris, assurance vie, prêts immobiliers…), l’article 8 bis B interdit de produire en France des produits phytopharmaceutiques qui ne sont pas homologués dans l’Union européenne.

Contrairement au souhait des industriels fédérés au sein de l’UIPP (union des industries de la protection des plantes), cet article n’a pas été abrogé. L'entrée en vigueur en a seulement été repoussée, de trois ans. Selon l’organisation, « en fragilisant les entreprises de protection des plantes, la France prend le risque de perdre plus de 2 700 emplois directs, sans bénéfice pour l’environnement ou la santé puisque la production serait transférée vers d’autres pays européens ».

Le texte doit désormais passer dans les mains du Sénat. Mais le dernier mot sera pour l’Assemblée nationale.

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