Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Ne pas transformer nos atouts en handicaps pour l'exportation vers les pays tiers

Vendre de la viande sur les pays tiers est difficile. Attention à ne pas transformer nos atouts en handicaps.

Pas facile de se positionner à l’exportation sur le marché de la viande hors des frontières de l’Europe lorsque l’on se retrouve face à des concurrents comme l’Inde et son désossé congelé à 1,50 euro du kilo ! « La chance de la France est d’avoir su segmenter son marché par le haut, dans nos grandes et moyennes surfaces. Il faut continuer. Mais quand on va sur les pays tiers, le premier outil de segmentation est encore et toujours très souvent le prix. Cela fait partie des données à ne pas ignorer », soulignait Philippe Dumas, président de Sicarev à l’occasion d’une table ronde sur l’export organisée à l’initiative de Coop de France au Sommet de l’élevage.
Mettre en avant les spécificités des viandes issues du cheptel allaitant dans les pays émergents où le pouvoir d’achat va croissant est une solution, mais nous ne serons pas seuls sur ce créneau. « L’Irlande a mis en place des stratégies marketing innovantes avec de l’Angus et de la Hereford en affichant le côté « à l’herbe » dans la conduite d’élevage », expliquait Caroline Monniot, agroéconomiste à l’Institut de l’élevage. D’autres pays proposent des démarches similaires associées à un marketing agressif en visant les créneaux rémunérateurs en Asie et au Moyen-Orient. Là, les spécificités de l’Angus sont plus visibles et surtout mieux « marketées » que celles du Charolais ou du Limousin.

La France continue à traîner le lourd fardeau de l’ESB

La traçabilité des viandes françaises et la qualité sanitaire de notre cheptel sont des atouts qu’il convient de mettre en avant. Mais à cet égard, plus de quatorze ans après les faits, la France continue à traîner le lourd fardeau de l’ESB. Certes la bonne nouvelle annoncée au Sommet de l’élevage a été la suppression des tests à compter du premier janvier prochain pour les animaux nés après le premier janvier 2002. Mais ne pas les avoir totalement supprimés peut être interprété comme un motif à suspicion.
« Certains pays potentiellement clients nous disent : ‘Vous continuez les tests et vous avez des MRS. Cela veut donc dire que vous n’êtes pas certains d’avoir totalement résolu le problème de l’ESB. Dans ces conditions, on préfère aller voir vos concurrents’ », expliquait Philippe Dumas.
Sous-entendu, le sanitaire peut être un argument pour aller prendre des marchés, mais attention aussi à ce qu’il ne deviennent pas un handicap en voulant en permanence laver plus blanc que blanc. Nombre de nos concurrents sont moins regardants sur ces volets et en profitent surtout pour nous prendre des marchés.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Bovins Viande.

Vous aimerez aussi

Vignette
Le planning des concours parisiens
Bientôt le Salon de l'agriculture et le Simagena ouvriront leurs portes. Voici le planning des concours et ventes sur les deux…
Vignette
« Aimez la viande, mangez-en mieux »
Interbev lance une nouvelle campagne de communication collective à destination du grand public. L'objectif est d'initier un…
Vignette
L’image de la viande argentine ternie par la part croissante des feedlots
Près du quart du territoire argentin a un climat idéal dix mois sur douze pour faire pousser de l’herbe. Malgré ces atouts pour…
Vignette
Le prix, toujours le prix et encore le prix
Le prix des bovins finis a été au cœur des débats lors du dernier congrès de la Fédération Nationale Bovine. Faute d’obtenir des…
Vignette
Olivier Chaillou, président de Terrena

Olivier Chaillou, a été élu le 21 décembre à la présidence de Terrena et succède à Hubert Garaud. Il était jusqu’à…

Vignette
L’année 2018 a été plus favorable au maigre qu’à la viande
Du mieux pour le maigre mais toujours pas terrible pour la viande finie. L’année 2018 s’est globalement traduite par un écart…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8.20€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site bovins viande
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière bovins viande
Consultez les revues bovins viande au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière bovins viande