Interbev : « L’application de la mesure miroir envers la viande bovine du Brésil est une avancée concrète qui doit ouvrir la voie »
À partir du 3 septembre, la viande bovine brésilienne ne peut plus accéder au marché européen. La mesure miroir sur l’interdiction des antibiotiques utilisés comme activateurs de croissance entre en application. Pour Interbev, c’est une première avancée concrète qui doit faire jurisprudence.
À partir du 3 septembre, la viande bovine brésilienne ne peut plus accéder au marché européen. La mesure miroir sur l’interdiction des antibiotiques utilisés comme activateurs de croissance entre en application. Pour Interbev, c’est une première avancée concrète qui doit faire jurisprudence.
À compter du 3 septembre 2026, l'interdiction européenne des antibiotiques utilisés comme activateurs de croissance appliquée aux produits importés entre en vigueur. Ainsi, la viande bovine brésilienne ne peut plus entrer sur le marché européen, le Brésil n'ayant pas démontré sa conformité à cette exigence.
« Cette avancée démontre que l'Union européenne est capable de faire respecter ses exigences aux produits qu'elle importe », réagit l’interprofession élevage et viande estime dans un communiqué le 1er septembre.
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Pour Interbev, la réciprocité des normes doit désormais constituer un préalable à tout accord commercial et non une question traitée a posteriori. « Cette exigence de réciprocité doit s'appliquer à tous les standards essentiels et conditionner tout accord commercial, sans exception. Il ne s'agit pas de fermer le marché européen, mais de garantir que les règles fondamentales qu'elle impose à ses producteurs ne s'arrêtent pas à ses frontières. » Il s’agit notamment de règles en matière sanitaire, environnementale et de bien-être animal.
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La Fédération nationale bovine, dans un communiqué du 31 août, salue cette décision. « La Commission européenne reconnait donc, enfin, que le Brésil ne respecte pas les normes européennes en matière d’usage des antibiotiques. La suspension des imports de viandes bovines doit donc être effectivement appliquée, et dans la durée. Nous savons que les Brésiliens ne comptent pas faire évoluer leurs pratiques à court terme, et il apparait inconcevable qu’une série de justificatifs « sur l’honneur » suffise à accréditer de nouveau les mêmes viandes brésiliennes. »
Le syndicat continue de demander que l’accord avec les pays du Mercosur - actuellement en application provisoire, alors que la Cour de justice européenne a été saisie, et que le Parlement européen ne s’est pas encore prononcé - soit définitivement stoppé.
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