Aller au contenu principal

Biosécurité en élevage bovin : Bien gérer le passage des intervenants

En élevage bovin, la biosécurité passe par la gestion des personnes qui visitent l'élevage. GDS France et la SNGTV publient une fiche de conseils vis-à-vis des intervenants en élevage qui peuvent être vecteurs de maladies via les mains, les bottes et vêtements, le matériel ou les roues de leurs véhicules.

pédiluve élevage bovin
Les pédiluves ne sont efficaces que si les bottes sont exemptes de matière organique et si la solution désinfectante est changée régulièrement conformément aux indications du fabricant.
© J.Bonnery

GDS France et ses partenaires ont publié en juin trois nouvelles "fiches biosécurité"  en élevage de ruminants. L'une d'elles concerne la gestion des intervenants en élevage« Salarié, agriculteur voisin, vétérinaire, conseiller, inséminateur, opérateur commercial, pareur, tondeur… comme toute personne visitant différents élevages sont susceptibles d’introduire des maladies dans le troupeau et, parallèlement, de les diffuser à l’extérieur lors d’autres interventions », note GDS France. Les agents pathogènes peuvent être portés par les mains, les bottes et vêtements, le matériel ou les roues de leurs véhicules. 

Plusieurs mesures permettant de gérer le risque sont listées. La première consiste à établir le zonage de son exploitation suivant le niveau de risque en délimitant une zone d’élevage, une zone professionnelle et une zone non professionnelle dite publique.

Lire aussi : Biosécurité : Mettre en place une sectorisation de l’élevage

« Les véhicules des intervenants doivent stationner dans la zone non professionnelle où le parking est matérialisé et identifié par un panneau signalétique. À défaut, sur autorisation de l’éleveur, le véhicule peut stationner dans la zone professionnelle (il faudrait idéalement désinfecter les roues du véhicule). Ces véhicules ne doivent pas entrer dans la zone d’élevage sauf en cas d’urgence », note GDS France.
Le parking doit être délimité. Y faire figurer les règles de bonne conduite pour les visiteurs et un numéro de téléphone de la personne à appeler avant de rentrer est conseillé. « Le sens de circulation doit respecter le principe de la marche en avant.»

Il faut prévoir un point d’eau permettant le nettoyage et la désinfection des mains et des bottes à l’entrée de la zone d’élevage, avec un essuie-main propre. « Dans la mesure du possible, ce point d’eau doit être équipé d’un système d’évacuation de l’eau souillée avec récupération pour ne pas la rejeter dans le milieu naturel. Par ailleurs, la mise à disposition de bottes ou de surbottes (à usage unique) et de vêtements dédiés à la zone d’élevage peut également être envisagée.» 

Pour les bottes des intervenants, plusieurs solutions existent : un lave-bottes (branché sur une arrivée d’eau et une solution désinfectante), un pédiluve, un pédiluve à sec, un tapis imbibé de produit désinfectant. « Ces pédiluves ne seront efficaces que si les bottes sont exemptes de matière organique et si la solution désinfectante est changée régulièrement conformément aux indications du fabricant.»
Le matériel utilisé doit être nettoyé et désinfecté entre chaque site ou bien à usage unique. En cas d’incertitude, proposer un point de lavage et de désinfection à l’entrée de la zone d’élevage pour ce matériel avant utilisation dans son élevage.

Lire aussi : Biosécurité : quels sont les points maîtrisés et ceux à améliorer en élevage bovin ?

Face aux maladies vectorielles, pour ne pas transporter d’insectes via les véhicules, il est conseillé durant la visite, de maintenir le véhicule des intervenants fermé et limiter autant que possible l’ouverture des portes, fenêtres et coffres. Avant de quitter l’élevage, inspecter visuellement l’intérieur du véhicule et s’assurer
de l’absence d’insectes dans l’habitacle et le coffre le cas échéant. Si des insectes sont observés, il convient de les chasser.

Avec la société nationale des groupements techniques vétérinaires, La Coopération agricole, Anicap, FNO, Races de France, et UMT Sabre. 

Les plus lus

sécheresse Allier charolaises éleveur
Sécheresse dans l’Allier : « Nous n’avons pas encore décidé si on vend ou si on engraisse nos 80 broutards »

Au Gaec de la Barre, dans l’Allier, les 170 vaches charolaises sont affouragées depuis mi-juillet et les stocks fondent à vue…

Vincent Cailliez climatologue Sidam Ap3C Massif central
Vincent Cailliez, climatologue sur le grand Massif central : « 2026 est une année du type de celles qui seront de plus en plus fréquentes »

L’année 2026 peut être perçue aujourd’hui comme exceptionnelle. Il faut pourtant s’attendre à la vivre de plus en plus…

vaches charolaises au pré, l'herbe est sèche.
La FNB appelle à une mobilisation nationale devant les sites du groupe Bigard

La Fédération nationale bovine conteste la baisse des prix des vaches allaitantes, jeunes bovins et broutards. Elle appelle…

<em class="placeholder">Prairie à valeur santé </em>
Prairies : Les plantes à valeur santé pour les bovins peuvent trouver leur place dans les mélanges

Introduire des plantes à valeur santé dans les prairies suscite de plus en plus d’intérêt. Sans bouleverser les pratiques, ces…

vaches Angus en bâtiment
Best of : 6 reportages en élevage bovins viande à relire pendant l’été

Cet été, la rédaction de Réussir Bovins viande vous propose de redécouvrir six reportages en élevage allaitant. Six éleveurs…

<em class="placeholder">veau sous la mère UALC groupe Altitude</em>
Veau sous la mère : une génétique combinant conformation bouchère précoce, croissance et production laitière

En veau sous la mère, combiner conformation bouchère, croissance et aptitudes maternelles est un levier majeur pour améliorer…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site bovins viande
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière bovins viande
Consultez les revues bovins viande au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière bovins viande