Réussir bovins viande 13 juin 2017 à 08h00 | Par Sophie Bourgeois

" Une très bonne première impression " avec le maïs shredlage

Au Gaec de Chemillé, le maïs shredlage semble bien réussir aux jeunes bovins laitiers à l’engraissement. Les refus dans les auges sont bien moindres et les animaux sont en pleine forme, .

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Les jeunes bovins reçoivent 25 kilos bruts de maïs shredlage et 1,6 kg d'un correcteur azoté, plus un kilo de farine de céréale pour les derniers mois.
Les jeunes bovins reçoivent 25 kilos bruts de maïs shredlage et 1,6 kg d'un correcteur azoté, plus un kilo de farine de céréale pour les derniers mois. - © S. Bourgeois

A Saint-Léger-des-Prés, en Ille-et-Vilaine, le Gaec de Chemillé distribue de l’ensilage de maïs récolté selon le procédé shredlage. Les associés sont très satisfaits de leur premier hiver avec ce fourrage, que ce soit pour les vaches laitières ou pour les 90 jeunes bovins laitiers à l’engraissement.

Pour ces derniers, la ration est simplissime car elle se compose de 25 kilos bruts de maïs ensilage shredlage à 32 % MS et de 1,6 kg d’un aliment azoté complémentaire du commerce à 41 % de protéines brutes. C’est le même aliment que celui qui était distribué auparavant et il l’est dans la même proportion. Les derniers mois, un kilo de farine (blé ou maïs) est distribué en plus. Avec le shredlage, il n’y a plus besoin de mélanger de la paille avec l’ensilage de maïs. D’autre part, les refus se sont considérablement réduits. « Avant, je retirais les refus trois fois par semaine. Avec cet aliment, un seul nettoyage par semaine est nécessaire. » L’éleveur, Augustin Plassoux, a aussi constaté que le fumier était très homogène dans les cases, si bien qu’il a pu espacer les curages. « C’est au final beaucoup de temps de gagné grâce au shredlage », apprécie-t-il.

Augustin Plassoux, du Gaec de Chemillé. « On trouve très peu de morceaux de grains éclatés dans l’ensilage. Les particules fines des grains tapissent les éléments issus de la partie tiges-feuilles, ce qui améliore l’appétence et évite le tri. »
Augustin Plassoux, du Gaec de Chemillé. « On trouve très peu de morceaux de grains éclatés dans l’ensilage. Les particules fines des grains tapissent les éléments issus de la partie tiges-feuilles, ce qui améliore l’appétence et évite le tri. » - © S. Bourgeois

Une consommation augmentée de 10 %

La consommation de maïs est de 10 % supérieure à celle de l’an dernier pour les vaches laitières et pour les jeunes bovins. En prévision, une plus grande surface que d’habitude avait été récoltée.

« L’adaptation des veaux laitiers, âgés de 2 mois à 2,5 mois à la sortie de la nurserie, s’est très bien passée », observe aussi Augustin Plassoux. Les animaux reçoivent à ce moment une ration composée de paille, foin et ensilage de maïs avec un complémentaire azoté. Et progressivement, selon la consommation qu’ils en font, est disposée à côté de façon plus importante la ration d’engraissement. « Avant, la transition durait relativement longtemps. Cette année, les veaux se sont vite mis à consommer le maïs et la transition n’a duré que trois semaines à un mois. Et ils étaient en forme sur cette période. »

C’est d’ailleurs ce qui a particulièrement marqué l’éleveur. Cette année, avec le maïs shredlage, les jeunes bovins sont beaux et bien viandés. « Leur poil est très fin et très brillant, cela saute vraiment aux yeux. »

Beaucoup de soin apporté à la confection du silo

Les associés du Gaec de Chemillé avaient mis toutes les chances de leur côté pour réussir leur fourrage. « L’ensileuse 12 rangs a été très minutieusement réglée par l’entreprise qui a réalisé le chantier. Selon les veines de terre, le réglage a été fait à la main pour ne pas subir le délai du temps de réponse du système automatique de réglage selon la matière sèche dont est équipé la machine, explique Augustin Plassoux. De notre côté, nous avons utilisé deux tracteurs de 300 chevaux pour tasser le silo. » La densité du silo a été calculée : elle est de 291 kg MS/m3 avec un taux de matière sèche de 32 %. Il se trouve aussi que de nouveaux silos, dont le front est au Nord, entraient en service cette année. Leur fermeture est assurée avec un film anti-oxygène, deux bâches et un filet. « Il y a zéro perte au silo. »

Côté éco

Le surcoût lié au mode de récolte s’est élevé à 40 €/ha par rapport à un ensilage de maïs classique plante entière. Le potentiel de rendement est de 15 à 16 tMS/ha.

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