Réussir bovins viande 25 janvier 2018 à 01h00 | Par S.Bourgeois

Un recul de 1 % est prévu pour la production de viande bovine en 2018

L'institut de l'Elevage prévoit pour l'année 2018 des femelles toujours aussi nombreuses sur le marché, mais des sorties de mâles à la baisse.

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- © C.Delisle

La production nette contrôlée de bovins finis totaliseraient 1,424 million de téc en 2018 soit 1 % de moins qu'en 2017 selon les prévisions publiées par l'Institut de l'Elevage. "La baisse des volumes de taurillons abattus expliquera les deux tiers du recul global."

Un nouveau recul significatif est en effet prévu pour les jeunes bovins laitiers. Les sorties de jeunes bovins de type viande devraient progresser légèrement au premier semestre, mais seraient en forte baisse sur le second semestre. "Les exportations de jeunes bovins vivants avaient légèrement augmenté en 2017 sous l'effet de l'aide à l'allègement des jeunes bovins. Elles devraient retrouver en 2018 leur niveau des années précédentes."

Sauf nouvelle crise laitière, les volumes de femelles devraient rester stables avec un peu plus de laitières et un peu moins d'allaitantes. Après plusieurs années de capitalisation, le cheptel de vaches allaitantes était en recul de 2,3 % fin 2017 par rapport à fin 2016.

"Cette inversion de dynamique, alors que le cheptel était au plus haut, a conduit à de nombreuses réformes allaitantes en 2017. La baisse du cheptel reproducteur devrait se poursuivre au même rythme en 2018, ce qui devrait amener sur le marché très légèrement moins de femelles de race à viande que l'an dernier."

En 2018, le cheptel laitier devrait se réduire d'environ 1 %, ce qui se traduirait par un peu plus de réformes.

- © Institut de l'Elevage

Les exportations de broutards baisseraient de 2 % en 2018 selon l'Institut de l'Elevage. "L'offre sera en baisse en raison d'un repli marqué des naissances notamment depuis juin 2017." La demande des engraisseurs français pourrait rester en retrait par rapport à la demande export, ce qui se traduirait par une baisse très modérée des exportations.

La demande italienne devrait rester dynamique, tout comme la demande espagnole. "Les marchés turc et israélien pourraient rester compliqués pour des raisons liées à la FCO et au prix. Mais ils continueraient à drainer des veaux irlandais et des pays de l'Est, ce qui permettra à la France de renforcer sa part de marché sur ses clients historiques."

La consommation française s'érode encore

Après un recul de 2 % en 2017, la consommation française calculée par bilan devrait poursuivre sa baisse en 2018. "L'évolution des modes de consommation ainsi que les messages négatifs à l'encontre de l'élevage conduisent à une réduction des fréquences d'achat et des volumes consommés. A l'inverse, la meilleure conjoncture économique globale et les hausses de pouvoir d'achat attendues pourraient jouer en sens inverse" estime quand même l'Institut de l'Elevage.

Les exportations de viande pourraient légèrement augmenter : "le marché européen du jeune bovin devrait rester porteur, notamment en Allemagne. L'ouverture du marché chinois constitue un espoir important, plutôt à moyen terme."

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