Réussir bovins viande 25 février 2011 à 15h15 | Par F. d'Alteroche

Service de remplacement - Parce que les malheurs n’arrivent pas qu’aux autres

En cas de maladie ou d’accident, le recours au service de remplacement est variable suivant les départements.

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Il n’existe pas, sur le plan national, de données statistiques précises qui ventilent département par département le nombre de journées de remplacement prises dans les seuls élevages bovins viande suite à une maladie ou à un accident.« En 2009, l’activité de remplacement a connu sur le plan national, tous motifs confondus, une nouvelle année de croissance. Nous avons comptabilisé 581762 journées, soit + 5 % en un an », explique Franck Laur, directeur du Service de remplacement France, l’organisme qui fédère les 471 services de remplacement existant sur le territoire national. Tous systèmes de production confondus, 34 % de ces journées sont liées à des problèmes de maladies ou d’accidents. « Après plusieurs années de stabilité, la maladie et l’accident connaissent un rebond de 5 % avec près de 200000 journées réalisées. »


Dans les départements où l’élevage bovin allaitant assure une part importante de l’activité agricole, le service de remplacement est diversement utilisé (carte ci-dessous). « Dans des départements comme la Saôneet- Loire, la Loire-Atlantique, la Vendée ou la Mayenne il y a un très fort ancrage à ce type de service », souligne Franck Laur.

Dans la Nièvre, département à forte tradition d’élevage allaitant, qui se caractérise par des exploitations souvent de grande dimension, adhérer au service de remplacement n’est pas un réflexe. « Nous touchons actuellement un peu plus de 12 % des quelque 3 500 exploitations du département, principalement celles en polyculture élevage », indique Jérôme Ferré, l’animateur départemental de ce service. Ces adhérents sont souvent des voisins ou des proches d’éleveurs confrontés un jour à un accident ou à une maladie qui les a obligé à réduire leur activité professionnelle ou l’a même momentanément interrompue. Le souhait délibéré de ne pas adhérer est souvent le fait de grosses structures sous forme sociétaire ou ayant recours à de la main-d’oeuvre extérieure que ce soit par un salarié à plein temps ou un groupement d’employeurs. Dans leur argumentaire pour refuser d’adhérer au service de remplacement, ces agriculteurs mettent généralement en avant le fait qu’en cas de coup dur, ils pourront s’appuyer sur leurs associés ou leur salarié. « C’est vrai si leur impossibilité de travailler a lieu en période creuse ou si elle est d’une durée limitée (une à deux semaines). Cela l’est beaucoup moins s’ils doivent s’absenter deux ou trois mois. »

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