Réussir bovins viande 24 novembre 2014 à 08h00 | Par François d’Alteroche

Sauvegarder la rentabilité

La collecte et l’analyse des données réalisées par les réseaux d’élevages Charolais et Rustique ont permis d’étudier plusieurs pistes (nouvelle PAC, conduite d’élevage...) afin de préserver la rentabilité des élevages bovins viande dans un contexte de baisse des prix. Ils ont présenté une partie de leurs travaux au dernier Sommet de l’élevage.

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Jean-Louis Magne et son troupeau de Salers, une race bien adaptée pour le vêlage à deux ans.
Jean-Louis Magne et son troupeau de Salers, une race bien adaptée pour le vêlage à deux ans. - © B. Griffoul

Quels leviers pour améliorer la rentabilité des élevages bovins viande ? Poser cette question alors même que les prix des bovins finis et du maigre ne cessent de s’éroder depuis le milieu de l’été et que rien de bon n’est annoncé pour les semai- nes à venir sonne comme une provocation. Cette question était pourtant le fil conducteur d’une conférence organisée par les réseaux d’élevages des deux bassins « Charolais » et « Rustique » lors du dernier Sommet de l’élevage — conférence à partir de laquelle est issu l’essentiel du contenu des pages du dossier qui suit.

 

« S’ils sont impuissants face à la conjoncture, les éleveurs peuvent agir dans leur exploitation »


Une évidence tout d’abord : les éleveurs n’ont guère la possibilité d’infléchir les évolutions de la conjoncture. Ils sont impuissants face aux aléas de la diplomatie et aux décisions d’ouverture ou de fermeture des frontières prises par certains pays, lesquelles sont souvent lourdes de conséquences sur le prix des bovins. « Il leur est en revanche possible d’agir sur ce qui se passe dans leurs exploitations », soulignait Emmanuel Bernard, éleveur dans la Nièvre, et président du comité de filière viande bovine de l’Institut de l’élevage.
« Que ce soit sur les bassins Charolais et   Rustique ou dans toutes les autres zones françaises, la collecte et l’analyse des données réalisées par les réseaux d’élevages est riche d’enseignements pour les éleveurs », précisait-il. Le travail de prospective réalisé par ces réseaux est précieux pour analyser bien en amont l’impact de différents scénarios sur le fonctionnement des exploitations.

- © S. Leitenberger

Pour en savoir plus

voir dossier Réussir Bovins viande de novembre 2014. RBV n°220, p. 25.

Au sommaire :

p. 26 - Le salut ne passera pas par la nouvelle PAC
Les modalités d’attribution des aides

p. 30 - Vérifier si tous les postes sont optimisés
Dans la zone d’élevage Charolais

p. 34 - Améliorer le revenu dans le réseau « rustique »
Autonomie fourragère, finition ...

p. 36 - Une conduite économe à la dimension du cheptel
Willy Auvrouin, éleveur dans l’Aveyron

p. 38 - 140 euros de plus-value par tête pour dix très jeunes bovins
Michel Fruquière dans le Cantal

p. 40 - Le vêlage à 2 ans pour réduire les UGB improductives
Jean-Louis Magne, éleveur dans le Cantal

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