Réussir bovins viande 20 mai 2002 à 16h09 | Par François d´Alteroche

Prix des bovins - Des carcasses plus lourdes face à un prix du kilo plus bas

L´augmentation du poids des carcasses permet de compenser la baisse du prix au kilo. Mais l´évolution du poids des animaux vendus varie en fonction des différentes catégories.

Abonnez-vous Réagir Imprimer

Dans la formation du prix d´un animal, le prix au kilo a son importance mais le prix de vente est aussi étroitement dépendant du poids vendu. Sous l´influence du marché et des progrès techniques, on a enregistré depuis dix ans une progression générale des poids de carcasse qui a permis au moins en partie de compenser la baisse du prix au kilo. Les données issues de l´appui technique font état sur la zone charolaise d´une progression des poids de carcasse de 20 kilos pour les vaches, 23 kilos pour les génisses et 13 kilos pour les JB. Pour le bétail maigre, les résultats divergent : + 20 kilos pour les repoussés et -10 kilos pour les taurillons d´herbe maigre.
Pour les mâles, on a vu ces dernières années, une évolution de la part relative des différentes catégories produites.

Pas de bouleversement majeur
Dans la zone charolaise, les JB, les taurillons d´herbe et les broutards ont reculé de façon parfois sensible au profit du broutard repoussé, traduisant ainsi - hors contexte de crise - une ambiance favorable à la production de « maigres lourds » destinés à l´Italie. Pour l´avenir, aucun bouleversement majeur n´est pronostiqué en matière de poids des animaux vendus. Mais le réseau d´élevage charolais estime que les nouvelles modalités d´obtention de la PSBM (9 mois au lieu de 10) pourraient conduire les producteurs de broutards non primés à s´orienter vers le broutard lourd primé vendu juste avant la rentrée à l´étable sans avoir à beaucoup modifier leurs pratiques . Pour les producteurs de broutards repoussés, les évolutions éventuelles seront avant tout liées à l´adaptation au débouché italien. «La durée minimum de finition en Italie est fixée à 4 ou 5 mois pour bénéficier des aides nationales. Pour respecter cette condition en tenant compte des poids à l´abattage (380 à 400 kg), les poids moyens de ces repoussés ne devraient pas dépasser 450 à 480 kilos. A savoir le poids vif à l´abattage diminué d´un gain estimé sur la base d´un GMQ de 1,5 kilo en atelier d´engraissement.»

Rajeunissement et allègement des taurillons maigres
Pour les taurillons maigres, les exigences d´âge à l´abattage (moins de 24 mois pour échapper au test et moins de 20 à 22 mois dans les cahiers des charges de certaines enseignes de la grande distribution italienne) devraient inciter à un certain rajeunissement et allègement des animaux. Ce même problème commercial a également toutes les chances de se retrouver du côté des génisses jusqu´à présent vendues maigres pour l´exportation autour de 20 mois. Pour les animaux finis en France, l´alourdissement trop important des carcasses de JB risque par la suite de pénaliser les débouchés. Mais cela ne constitue pas vraiment une nouveauté ! Pour ce qui est des vaches et des génisses destinées au marché français, tout laisse à penser que le rajeunissement des troupeaux et l´optimisation des conduites d´élevage va encore dans un proche avenir faire gagner quelques kilos de carcasse.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Réussir Bovins Viande se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

L’actualité en direct
www.la-viande.fr

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui