Réussir bovins viande 08 septembre 2004 à 18h26 | Par Sophie Bourgeois

Prairies fourragères - Les multi-espèces valorisent au mieux des sols à petit potentiel

A la Ferme expérimentale bio de Thorigné d´Anjou, les deux tiers des prairies sont des multi-espèces qui permettent de tirer le meilleur de sols à très petit potentiel agronomique.

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Les prairies multi-espèces occupent plus de la moitié de la SAU de la ferme expérimentale bio de Thorigné d´Anjou. Par rapport à la Pac, la moitié d´entre elles sont déclarées en prairies temporaires et la moitié en prairies naturelles. Les sols, des alluvions de la vallée de la Mayenne, y ont de très nombreux défauts : ils sont à la fois caillouteux, séchants, hydromorphes, battants, acides. mais les prairies multi-espèces permettent d´en tirer en moyenne sur trois ans, 5,6 tonnes de matière sèche par hectare. Elles ont permis aussi de « tamponner » les variations qui ont pu être subies entre une année humide comme en 2000 et la sécheresse de 2003 notamment. « Les prairies multi-espèces sont un des points-clés du bon fonctionnement de notre élevage », analyse Jean-Paul Coutard, responsable de cette ferme expérimentale. « J´y crois de plus en plus. »`
©C.G.

Bonne valeur azotée des foins multi-espèces
A Thorigné d´Anjou, les vêlages sont répartis sur deux périodes, automne et printemps, et les besoins fourragers du troupeau sont donc étalés sur toute l´année. Là aussi, les prairies multi-espèces ont permis, en démarrant plus tôt en saison et avec une période de production beaucoup plus longue qu´un mélange ray-grass anglais et trèfle blanc, de mieux coller aux besoins fourragers. D´autre part, elles ont permis de progresser sur la gestion des stocks : la fétuque a amélioré l´aptitude à la fenaison et la bonne valeur azotée des foins de multi-espèces, par rapport à des foins de prairies naturelles bio, participe au maintien au meilleur niveau des performances zootechniques des vaches vêlant à l´automne. « Et ce foin est de plus, très appétent et nettement plus ingestible qu´un foin de prairie naturelle ! » Le responsable de la Ferme conseille d´être très vigilant sur les variétés que l´on mélange.

A Thorigné d´Anjou, les mélanges sont conçus pour ne pas arriver à épiaison trop tôt, avec une fétuque élevée semi-tardive et un ray-grass anglais, à choisir en fonction de son type de parcelle, que l´on cherche à faire épier en même temps. La variété de trèfle blanc est à choisir selon l´expérience que l´on a de ses parcelles. En ce qui concerne le lotier ou le trèfle hybride, très peu de variétés sont bien souvent disponibles ce qui ne laisse malheureusement pas vraiment d´alternative.

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