Réussir bovins viande 21 mai 2015 à 08h00 | Par Sophie Bourgeois et Cyrielle Delisle

Limiter la pression sanitaire en contrôlant l'hygiène des bâtiments

Encore peu pratiquée en préventif, la désinfection des bâtiments d’élevage fait partie des opérations de contrôle des problèmes sanitaires. Pour être complète, elle doit être accompagnée d’une élimination des rongeurs et des insectes.

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Quatre-vingt pour cent de la désinfection passe par un bon curage, détrempage et nettoyage. Une désinfection sur surfaces sales n'a aucun intérêt.
Quatre-vingt pour cent de la désinfection passe par un bon curage, détrempage et nettoyage. Une désinfection sur surfaces sales n'a aucun intérêt. - © A. Labry/Farago Sud-Ouest

La désinfection des bâtiments d’élevage représente une étape essentielle dans la prévention des maladies infectieuses, même si elle est apparaît souvent comme fastidieuse. Elle ne se résume pas à l’application d’un détergent mais comprend un ensemble d’opérations, de nettoyage, de lavage, de désinfection (passage d’un désinfectant) et la mise en place d’un vide sanitaire. Toutes ces actions contribuent ainsi à réduire la pression des microorganismes présents dans le milieu, pression d’autant plus forte aujourd’hui avec l’agrandissement des troupeaux. Pour maximiser l’efficacité du désinfectant, ce protocole doit être maîtrisé dans sa totalité. Encore peu d’élevages profitent de la période estivale pour réaliser ce processus après le curage des bâtiments.

Associer la désinfection à d’autres mesures préventives

Pour être complète, la désinfection doit être associée à d’autres mesures préventives qui passent par la destruction des vecteurs contaminants (rongeurs, insectes). À commencer par la dératisation. Lutter contre les rongeurs passe par la prévention. Des mesures d’hygiène et de propreté limitent l’intérêt pour les rongeurs à venir s’installer dans les bâtiments. Ces mesures sont à associer à un plan de lutte, basé sur l’indispensable utilisation d’anticoagulants. La mise en oeuvre de ces produits est technique et délicate. Il faut tenir compte d’un certain nombre de connaissances sur le comportement des différentes espèces de rongeurs.

Il ne faut pas non plus oublier la désinsectisation. Mouches, moucherons et poux sont les principaux insectes nuisibles en élevages bovins viande. En ce qui concerne les poux, il n’est pas possible de réaliser de désinsectisation en bâtiments. Les mouches, en plus d’être un vecteur de maladies, peuvent aussi impacter la production de viande de l’ordre de 5 à 7 kilos par animal. Contre elles, l’important est d’intervenir tôt, d’apporter un maximum d’hygiène dans les bâtiments et de privilégier les traitements larvicides pour détruire les jeunes.

- © A. Labry/Farago Sud-Ouest

Pour en savoir plus

Voir dossier Réussir Bovins Viande de mai 2015. RBV n°226, p. 18 à 28.

Au sommaire :

. p. 20 - Désinfection, un protocole rigoureux à suivre.

Maintenir un niveau bas d'infection dans les bâtiments.

. p. 24 - Lutter contre les rongeurs passe par la prévention.

Assurer des mesures d'hygiène et de propreté.

. p. 26 - Désinsectisation, agir avant l'invasion.

Respecter le protocole contre les mouches et autres parasites.

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