Réussir bovins viande 01 octobre 2018 à 16h00 | Par F.d'Alteroche

Les jeunes mettent l’Aubrac à l’honneur à Laissac

130 élevages venus de 10 départements se sont rassemblés le dernier week-end de septembre à Laissac dans l’Aveyron. Un beau moment de fête et de convivialité autour de 450 animaux répartis en 48 sections.

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RAPPEL DE CHAMPIONNAT MALE : HELVETIQUE, 6 ANS, présenté par le GAEC BOUBAL DE ZENIERES (12) Naisseur : GAEC BATIFOL (48) © F. d'Alteroche CHAMPION Mâle adulte : IMANOL, 5 ANS, présenté par le GAEC BATIFOL (48) Naisseur : le propriétaire © F. d'Alteroche RAPPEL DE CHAMPIONNAT FEMELLE : DRAGONNE, 10 ANS, présentée par le GAEC DE LADIGNAC (15) © F. d'Alteroche CHAMPIONNE femelle adulte : HIRONDELLE, 6 ANS, présentée par le GAEC BRUNEL DE BARRES (48) © F. d'Alteroche CHALLENGE ESPOIR MÂLE : NAUTILUS présenté par l’EARL DURAND DU ROC (12) Né au GAEC BOULDOIRES DE PILHARS (12) © M. Vernoux CHALLENGE ESPOIR FEMELLE : LAUREATE, TERSONNE, présentée par le GAEC DE BEAUREGARD (48) © M. Vernoux CHALLENGE ESPOIR JEUNE FEMELLE : NOBLE, BOURRETTE, présentée par le GAEC DE LADIGNAC (15) © M. Vernoux PRIX DE FAMILLE MALE, SCEA MONTAGNES D'AUBRAC (12) avec DIAMANT © F. d'Alteroche PRIX DE FAMILLE FEMELLE GAEC ELEVAGE VIDALENC (15) avec FREZADE © F. d'Alteroche PRIX D’ENSEMBLE CHEPTELS DE MOINS DE 90 VELAGES 	GAEC MONNIE DES CATS (12) © F. d'Alteroche PRIX D’ENSEMBLE CHEPTELS DE 90 A 130 VELAGES GAEC RAMON (12) © F. d'Alteroche PRIX D’ENSEMBLE CHEPTELS DE PLUS DE 130 VELAGES GAEC GUIBAL (15) © F. d'Alteroche Les installations du marché aux Bestiaux de Laissac ont été momentanément occupées par la race Aubrac avec des infrastructures qui se prêtent bien à l’organisation de ce type de manifestation. © F. d'Alteroche Le jugement des prix d’ensemble a eu lieu à l’attache pendant que le grand ring était momentanément occupé par les différentes animations liées aux journées de la race Lacaune. © F. d'Alteroche Le jugement du prix de championnat adulte a permis d’admirer une impressionnante brochette avec une belle homogénéité morphologique entre les animaux. © F. d'Alteroche Natif de l’Aveyron, Richard Ferrand avait le déplacement à Laissac où les éleveurs et l’animateur Renaud Champmartin ont très directement fait part de leur ras-le-bol des attaques des sectes véganes. © F. d'Alteroche

Toute la passion des éleveurs et la bonne dynamique de la race Aubrac se sont exprimés le dernier week-end de septembre sous le foirail du marché de Laissac dans l’Aveyron pour un moment tout aussi festif que convivial à l’occasion du concours National. Les conséquences d’une sècheresse qui s’éternise et le ras-le-bol des attaques sur l’élevage et la viande de la part des sectes véganes ont été momentanément oubliés ou du moins passées sous silence. La volonté des organisateurs a davantage été de mettre en avant les atouts de cette race rustique pour créer de la richesse sur des territoires difficiles où l’élevage est par force le principal socle de l’activité économique. La participation de nombreux jeunes éleveurs, eux-mêmes secondés par des bénévoles souvent encore plus jeunes qu’eux attestait de l’engouement suscité par la « belle aux yeux noirs ». Six lycées agricoles étaient d’ailleurs venus porter main forte pour l’organisation du concours.

Toute la passion des éleveurs s’est exprimée au moment des très convoités prix d’élevage (présentation de deux taureaux d’âge différent accompagnés d’une doublonne, d’une tersonne et de deux vaches adultes de plus et moins de 8 ans) avec un total de 21 élevages en lice répartis en trois catégories selon l’importance du cheptel.

Ligne du dessous et du dessus

Côté morphologie, la volonté est plus que jamais de rester sur des formats très raisonnables. Les différents juges uniques qui officiaient sur le concours ont systématiquement mis en avant des animaux très profonds, où la ligne du dessous se rapproche du sol et où la qualité de la ligne du dessus peut être sans problème observée même quand on ne mesure que 1,67 m ! Priorité a donc été donnée aux morphologies râblées et compactes, qui sous des formats qui peuvent sembler modeste se traduisent par des poids parfois surprenants quand les animaux passent sur la bascule. « J’attache beaucoup d’importance à la profondeur, à la rectitude et à la façon dont les animaux se déplacent.» expliquait Julien Crozat, éleveur en Lozère et juge unique du prix de championnat mâle adulte. Patrice Thérond, son équivalent pour les prix de championnat femelle a mis en avant des bêtes « profondes, allurées avec de belles têtes expressives et de superbes bassins très ouverts. » Les deux sections de bêtes âgées permettaient par ailleurs de voir des vaches de plus de 13 ans et des taureaux de plus de dix ans toujours en service.

Rendez-vous à Cournon en 2020

Si le marché des reproducteurs est actuellement forcément pénalisé par la sècheresse et l’inflation sur le marché de la paille et des fourrages, la vente aux enchères organisée par la SARL Nolorgues en partenariat avec la société KBS Génétic a permis d’adjuger en seulement 46 minutes à une moyenne de 4 260 € les 19 animaux proposés.

En race Aubrac le concours national n’est organisé que tous les deux ans et l’édition 2020 aura lieu dans le cadre du Sommet de l’élevage.

Le troupeau Aubrac génère 275 millions de chiffre d’Affaires

La vache Aubrac a certes de beaux yeux mais comme le précisait Yves Chassany, Président de l’Union Aubrac, « elle constitue d’abord un atout pour créer de la richesse sur des territoires souvent défavorisés. Nos productions « non délocalisables » sont sources de plus-value pour l’ensemble des filières. » Une fiche rappelant le poids économique de la race explique qu’avec leurs 217 000 mères les éleveurs génèrent 275 millions d’euros de chiffre d’affaires par an. Chiffre qui se décompose en 115 millions pour la « voie mâle » principalement fondée sur la vente de maigre à l’exportation, 104 millions pour les jeunes femelles (génisses d’élevage, génisses maigres destinées à l’export et génisses croisées finies). Les 54 millions restants sont le fait des femelles de réformes. « Il y a là un vrai potentiel de valeur ajoutée. » Pour les 2000 femelles valorisées dans le cadre label Bœuf Fermier Aubrac le prix moyen annoncé est de 4,7 €/kg C. Pour les autres vaches finies c’est 4,2 €/kg C. Et de souligner qu’il est important d’engraisser les réformes Aubrac afin de maintenir de la valeur ajoutée sur le territoire. « Une vache engraissée est payée en moyenne 60% de plus qu’une vache maigre. »

 

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