Réussir bovins viande 23 avril 2018 à 09h00 | Par S.Bourgeois

Le projet de loi EGAlim passe une étape

Le projet de loi EGAlim a été adopté le 20 avril. Le contrôle vidéo dans les abattoirs a été rejetté et l'interdiction des termes comme "steak" ou "saucisse" pour des produits qui ne sont pas uniquement composés de viande a été adopté. Le texte sera rééxaminé à l'Assemblée nationale dans la semaine du 22 mai.

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- © S.Bourgeois

Après neuf mois de préparation, 38 heures de débat, et l'examen de 1874 amendements, le projet de loi sur l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable a été adopté le 20 avril.

L'un des amendements "surprise" déposé par Jean-Baptiste Moreau, éleveur et député de la Creuse et rapporteur de ce projet de loi, porte sur la sortie des produits agricoles et agroalimentaires de la convention unique, c'est à dire des négociations commerciales annuelles.

Actuellement, la viande fraiche est déjà exclue des négociations commerciales annuelles, les négociations se faisant sur une base hebdomadaire. Mais les produits transformés, dont la viande hachée, y sont soumis. Culture Viande accueille favorablement l'annonce de l'adoption de cet amendement, et souhaite qu'une négocation trimestrielle soit mise en place à la place du rendez-vous annuel.

"Cet amendement sera retravaillé avec Bercy car il y a beaucoup de conséquences en cascade. Il faut recréer un cadre qui permette de sécuriser et de renégocier quand les prix des matières premières augmentent" a expliqué Jean-Baptiste Moreau à Agra Presse.

 

L'amendement sur le contrôle vidéo dans les abattoirs a été rejeté. Le député sans étiquette Olivier Falorni, porteur de cet amendement, a réagi sur Twitter : « Il avait pourtant été voté à l'Assemblée nationale en 2017 et promis par Emmanuel Macron ! Les promesses n'engagent-elles que ceux qui y croient ? Rendez-vous en mai dans l'hémicycle ».

À défaut de vidéosurveillance, la France insoumise souhaitait la mise en place d'un contrôle accru de la chaîne d'abattage grâce à un contrôle étatique permanent. Cet amendement a également été rejeté par les députés.

L'amendement portant sur "le statut de lanceur d'alerte pour le responsable protection animale dans les abattoirs et la sensibilisation au bien-être animal dans la formation aux agriculteurs" a été adopté.

 

Il a d'autre part été adopté "l'interdiction de certaines pratiques commerciales trompeuses pour le consommateur, associant des termes comme "steak" ou "saucisse" à des produits qui ne sont pas uniquement composés de viande, et plus généralement les dénominations faisant référence à des produits d'origine animale."


Concernant la restauration collective, l'amendement fixant l'objectif de "50 % de produits locaux ou labellisés et 20 % de produits bio d'ici 2022" a été adopté.

 

Plusieurs amendements vont maintenant être retravaillés, et le texte sera rééxaminé à l'Assemblée nationale dans la semaine du 22 mai. Il passera ensuite au Sénat dans la semaine du 25 juin, et le calendrier prévoit son adoption définitive durant l'été.

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