Réussir bovins viande 26 juillet 2018 à 07h00 | Par S.Bourgeois

Le marché des femelles devrait s’alléger à l’automne

Dans sa lettre de conjoncture Tendances, l'Institut de l'Elevage table sur un marché plus fluide pour les femelles cet automne.

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- © source : Institut de l'Elevage

Pour les vaches allaitantes, la croissance du cheptel jusqu’au printemps 2017, et les retards pris dans les vêlages avaient entrainé un important surplus de génisses. Ce surplus a été quasiment résorbé au 1er juin dans la BDNI. "Ainsi, sauf nouvelle accélération de la baisse du cheptel, les abattages de femelles allaitantes devraient être moins dynamiques au second semestre qu’ils ne l’ont été au premier. »

Du côté du cheptel laitier, la tendance est la même. « Moins de génisses entreront dans les troupeaux au second semestre, ce qui engendrera moins de réformes et l’amélioration des marchés laitiers devrait inciter à une rétention de vaches. »

Rappelons qu'au premier semestre, le tonnage des abattages français de vaches et de génisses a représenté 5 % de plus qu’en 2017 (+ 5 % pour les vaches allaitantes, + 4 % pour les génisses de races à viande, et +2% pour le vaches laitières). Cette hausse de l’offre a mis les cours sous pression. « Les cotations des vaches U et R ont eu bien du mal à rattraper les centimes perdus pendant l’hiver et ont terminé le semestre à 4,37 et 3,78 euro/kgC, 2 % en dessous de leurs cours de 2017 » situe l’Institut de l’Elevage.

Pour les broutards, l’ensemble des cotations reste stable ou en légère hausse sur la fin du premier semestre. La fermeture du marché algérien fin pour cause de fièvre aphteuse n’a pas eu d’effet jusqu’ici sur les cotations, mais pourrait pénaliser les catégories les plus lourdes et les rustiques.

Les cours des broutards devraient globalement se maintenir sur le second semestre. « Le stock national de mâles de races allaitantes âgés de 6 à 12 mois est en baisse de 10 % au 1er juin 2018 par rapport à la même date l’an dernier. Ce recul des disponibilités devrait s’atténuer dans les prochains mois mais restera important. » explique l’Institut de l’Elevage. Il faudra cependant compter avec l’alourdissement du marché européen des jeunes bovins.

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