Réussir bovins viande 21 décembre 2018 à 07h00 | Par S.Bourgeois

Le marché des broutards pourrait s'alourdir dans les prochaines semaines

Le marché algérien est resté ouvert quelques semaines en fin d'année. Cependant, la demande en Italie et en Espagne ralentit, et l'offre progresse gentiment explique l'Institut de l'Elevage dans sa lettre de conjoncture Tendances.

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Les envois vers l'Algérie n'ont pu être réalisés que durant quelques semaines en décembre, le marché étant à nouveau fermé depuis le 31/12.
Les envois vers l'Algérie n'ont pu être réalisés que durant quelques semaines en décembre, le marché étant à nouveau fermé depuis le 31/12. - © B.Griffoul

« Les exportations de broutards vers l'Algérie ont repris en décembre, après quelques envois d'animaux finis en novembre » annonce l'Institut de l'Elevage dans sa lettre de conjoncture Tendances du 19 décembre. « Plusieurs milliers de bovins auraient suivi les protocoles de quarantaine pour rejoindre le marché algérien ces derniers mois, malgré des exigences sanitaires drastiques. » Les broutards doivent en effet être vaccinés contre les sérotypes 4 et 8 de la FCO avec soixante jours de mise en place de l'immunité et une PCR négative. Cependant, pour raison officielle de résurgence de la fièbre aphteuse, les exportations de bovins vifs vers l'Algérie ont été suspendues le 31 décembre 2018. Ce marché n'aura donc pu fonctionner que durant quelques semaines de la fin d'année.

« Les volumes d'animaux exportés vers la Tunisie, le Liban et le Maroc en novembre - quelques centaines d'animaux - restent très imités, notamment en raison des contraintes liées à la FCO ».

 

Le marché des broutards était globalement tendu depuis dix-huit mois, limité par le volume en baisse de l'offre. Mais les « stocks » de broutards se rapprochent désormais peu à peu des niveaux des années précédentes. Au 1er novembre, le nombre de mâles de race allaitante âgés de six à douze mois présents dans les élevages était de 832 000, soit 4 % de moins qu'à cette date en 2017.

 

Et dans les prochains mois, la demande s'annonce moins soutenue. Les sorties sont retardées en Italie, par manque d'animaux en âge d'être abattus, libérant moins de place pour de nouveaux broutards français. Et en Espagne, la crise turque fait baisser le prix des animaux finis et entame l'activité des engraisseurs.

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