Réussir bovins viande 08 juin 2017 à 08h00 | Par S.Bourgeois

La France bonne élève dans l’UE pour l’autonomie protéique des élevages

La France se situe bien par rapport à ses voisins européens pour l'autonomie protéique des élevages. C'est un atout sur lequel le Céréopa estime que davantage de communication serait possible.

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- © E.Bignon

La France est déficitaire à hauteur de 42 % en matières premières riches en protéines, c’est-à-dire en protéines dont ont besoin les animaux pour leur croissance (protéines de luzerne, de pois, de fèves, de colza, de tournesol, ou de soja) a expliqué le Céréopa (1) à l’occasion d’une journée organisée le 18 mai. « Nous importons par exemple du soja brésilien et du tournesol ukrainien à des prix défiants toute concurrence. Mais la France reste une bonne élève au sein de l’UE à 28, où le déficit moyen est de 64 % en 2015. » La performance est d’autant plus notable, que la filière volailles, très dépendante du soja, est particulièrement représentée dans l’aliment du commerce français (42% des volumes).

En effet, nos animaux consomment l’herbe des prairies, des tourteaux de colza et de tournesol métropolitains, et ce en quantités plus importantes que ceux de la plupart de nos voisins. « Il s’agit d’un atout sur lequel nous communiquons peu, alors même qu’il concerne des protéines qui ne sont pas en concurrence avec l’alimentation humaine. »

La filière bovins viande, dont les besoins protéiques sont assez limités, ce qui permet de recourir ade nombreuses alternatives protéiques métropolitaines peu concentrées, est une des moins dépendantes.

Il existe cependant une concurrence entre filières pour les matières riches en protéines alternatives françaises. Le soja d’importation reste d’autre part une solution économique souvent intéressante.

Un levier pour améliorer la durabilité

L’indépendance protéique n’est pas une fin en soi. "Le soja reste une protéine « remarquable » dont la volatiliteest relative. Une totale indépendance ne nous déconnecterait pas du marchemondial » explique le Céréopa. « L’indépendance protéique est avant tout considérée comme un levier pour améliorer la durabilité des productions animales françaises. Cette durabilitepeut être mise en avant par les industriels agroalimentaires pour différencier leurs produits et ainsi conserver voire gagner des parts de marché ou augmenter leurs marges (investissements, rémunération du travail et du capital). »

(1) centre d’études et de recherche sur l’économie et l’organisation des productions animales

Retrouvez ici un rapport complet du Céréopa sur l'indépendance protéique de l'élevage français

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