Réussir bovins viande 07 avril 2015 à 08h00 | Par François d'Alteroche

Encore 220 000 bovins devront subir le test ESB

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Le nombre de tests de dépistage de l'ESB réalisés en abattoir devrait avoisiner 80 000 unités cette année.
Le nombre de tests de dépistage de l'ESB réalisés en abattoir devrait avoisiner 80 000 unités cette année. - © S. Bourgeois/archives

Depuis le début de l’année, seuls les bovins nés avant le premier janvier 2002 sont soumis au test de dépistage de l’ESB, à l’abattoir. Cela ne concerne donc que des animaux de plus de 13 ans. Un effectif de plus en plus limité compte tenu de l’espérance de vie moyenne des vaches dans les élevages. D’après la Base de données nationale d’identification, il y avait le premier janvier dernier environ 220 000 bovins nés avant le premier janvier 2002. Il s’agit à une écrasante majorité de vaches de races allaitantes ou mixtes.

L’an dernier, avant l’évolution de la réglementation, tous les animaux de plus de 72 mois étaient dépistés. Cela a représenté 840 000 têtes en 2013 (chiffres 2014 non encore connus au moment du bouclage de ce numéro). Compte tenu de la pyramide des âges du cheptel bovin français et du taux prévisible d’animaux réformés, le nombre de tests réalisés devrait avoisiner 80 000 unités cette année.

Des conséquences qui inquiètent les abatteurs

« Une telle évolution ne sera pas sans conséquences techniques et logistiques dans l’organisation, la réalisation et la gestion des tests », précise la Fédération nationale bovine. Certains laboratoires auraient d’ores et déjà fait savoir qu’ils cesseraient de réaliser les tests de dépistage. D’autres envisagent de supprimer les équipes de nuit ce qui allongera alors le délai libératoire des carcasses testées, mais également leurs sous-produits. Par ailleurs, afin de réduire les coûts d’acheminement des tests vers les laboratoires, le regroupement sur une seule journée de la semaine de l’abattage des bovins âgés devant être testés est également à l’étude sur certains sites. Les abatteurs s’inquiètent de cette problématique.

Ils s’interrogent également sur l’effet auprès de nos clients potentiels de la persistance de ces tests. Même si cela ne concerne que des effectifs de plus en plus limités, le fait qu’une partie de notre cheptel soit encore dans l’obligation d’être testé signifie que le risque ESB n’est toujours pas écarté. Ce n’est guère vendeur lorsque l’on envisage d’aller chercher de nouveaux clients en particulier dans les pays tiers. Les fédérations d’abattage souhaitent en conséquence que soient examinés les moyens et conditions pour réformer en priorité ces animaux nés avant 2002, afin de réduire la période pendant laquelle le recours au test de dépistage sera nécessaire.

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