Réussir bovins viande 07 novembre 2003 à 11h05 | Par François d´Alteroche

Elevage bovin - La productivité numérique à surveiller de près

La bonne rentabilité d´un système allaitant commence par la bonne productivité numérique.

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«  Un veau par vache et par an. » La formule est simple et doit constituer un objectif à ne jamais perdre de vue. « C´est ce que nous prônons avec mes collègues techniciens. C´est d´abord avec un veau par vache et par an que l´on arrive à de bons résultats économiques », souligne Dominique Siret, chargée de l´Observatoire économique de la Chambre d´agriculture de l´Ariège*. Bien entendu, faire de la repousse, de l´engraissement ou de la vente de reproducteurs apporte un plus à une exploitation. Mais sans négliger ces facteurs, le point de départ de la bonne rentabilité d´un système allaitant commence par une bonne productivité numérique.

Pour aider à visualiser les répercussions financières qui font suite à un cheptel insuffisamment productif, Dominique Siret traduit par le biais de simulations en euros (encore souvent traduites en francs !) l´impact économique lié à l´incidence des résultats de reproduction. Il découle des animaux qui ne pourront pas être vendus suite aux performances de reproduction déficientes et aux problèmes de mortalité. Cette incidence est calculée avec un prix de broutard (mâles et femelles confondus) de 610 euros (4000 F) qui correspond à des tarifs moyens pratiqués pour des broutards légers de qualité bien ordinaire. Une fois les chiffres couchés sur le papier, on se rend mieux compte de l´importance de la somme qui fait défaut à la trésorerie de l´exploitation si le cheptel est insuffisamment productif. D´autant que la simulation est réalisée avec des prix de vente souvent bien inférieurs à ceux pratiqués ces derniers mois chez certains éleveurs et dans certaines races.

Verrouiller au mieux l´aspect reproduction
On réalise également mieux que si les prix au kilo et les GMQ des animaux sont une chose, le nombre d´animaux nés et sevrés est essentiel pour limiter les pertes financières d´une exploitation. « En Haute-Garonne, j´ai un collègue qui m´a initié à ce travail et qui rajoute l´IVV à ce calcul, de façon à mesurer également l´incidence du temps de présence pendant lequel une vache va être improductive. Ce type de travail montre tout l´intérêt à verrouiller au mieux l´aspect reproduction sur un cheptel. Il donne surtout de bons arguments à la technique et à l´importance d´avoir un bon suivi de troupeau. »

Pas question pour autant de dégager une typologie à partir de l´échantillon des seules 45 exploitations étudiées. L´échantillon n´est pas assez large pour mettre bien en évidence les différentes tendances. « En revanche une chose est claire. Dès que l´on croise un taux de vêlages pas terrible avec un taux de mortalité important, cela détériore très rapidement et très gravement les résultats ! » Les données consignées dans le tableau et extraites des chiffres de cet observatoire en attestent avec pour certains élevages un nombre de femelles mises à la reproduction parfois assez proches et au final un manque à gagner qui varie dans des proportions considérables en fonction des résultats de prolificité du troupeau.

* L´observatoire a suivi et analysé 45 exploitations possédant un cheptel allaitant.

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