Réussir bovins viande 18 mai 2018 à 17h00 | Par S.Bourgeois

Etats Généraux de l'Alimentation : les trois principales attentes de la FNB

Selon la FNB, le texte du projet de loi issu des Etats-Généraux de l'Alimentation qui sera examiné à partir de mardi 22 mai à l'Assemblée nationale est très éloigné des ambitions qu'Emmanuel Macron affichait à l'automne dernier.

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- © F.Alteroche

Dans son communiqué du 18 mai, la FNB expose ses trois principales attentes :

 

  • Rendre obligatoire la prise en compte d'indicateurs de coûts de production neutres et indiscutables, qui ne pourront être issus que de négociations préalablement menées au niveau national entre les organisations représentatives des différents maillons de la filière ou, à défaut, par l'Observatoire Français des Prix et des Marges. "La possibilité offerte a chaque opérateur de choisir ou construire l'indicateur qui lui convient le mieux doit être impérativement supprimée."
  • La clarification de la notion de « prix abusivement bas », modifiée par ordonnance : "parce que c'est l'actuelle imprécision qui entoure cette définition qui est au coeur de la détresse de plusieurs milliers d'agriculteurs en France - et parce que c'est l'engagement pris par le Président de la République - il est temps d'affirmer que tout prix ne couvrant pas les coûts de production d'un agriculteur doit être considéré comme un prix abusivement bas."

  • L'instauration d'une contractualisation obligatoire pour l'ensemble des volumes de viandes bovines commercialisées sous Signe d'Identification de la Qualité et de l'Origine (SIQO). "Seule cette voie permettra en effet aux acteurs de la filière de tenir l'objectif ambitieux qu'ils se sont fixés (40 % de viande bovine Label Rouge d'ici 5 ans), en réponse aux attentes des consommateurs."

 

"En prévoyant uniquement la prise en compte, dans les contrats liant les agriculteurs à leurs acheteurs, d'indicateurs de coûts de production non objectifs et discutables, que chaque partie aura la pleine liberté de choisir (ou de construire elle-même !), c'est au contraire une garantie pour les opérateurs de l'aval de la filière de ne rien voir changer dans le fonctionnement de la chaine alimentaire qui est aujourd'hui proposée" explique la FNB dans un communiqué du 18 mai 2018.

Le Gouvernement justifie cette position par le "nécessaire respect de la liberté contractuelle et du droit à la concurrence européen". "Des contrainte juridiques qui existaient déjà au moment des EGA et des annonces formulées par Emmanuel Macron".

Pour Bruno Dufayet, président de la FNB : "Nous, éleveurs, sommes déterminés à tenir les engagements que nous avons pris dans le cadre des EGA... malheureusement, ni le Gouvernement, ni l'aval de la filière ne semblent prêts à en faire autant ! Nous attendons donc un véritable sursaut de la part des Parlementaires pour apporter une réponse à la hauteur des enjeux de ces négociations."

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