Réussir bovins viande 25 août 2017 à 08h00 | Par Sophie Bourgeois

Des aides pour lutter contre la besnoitiose

GDS France met en place, dans le cadre du fonds national de mutualisation, des aides pour favoriser l’élimination des animaux infectés par la besnoitiose et limiter la diffusion de la maladie.

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Après une phase fébrile, apparaissent des œdèmes.
Après une phase fébrile, apparaissent des œdèmes. - © J.-P. Alzieu

La besnoitiose était, jusqu’à il y a une quinzaine d’années, cantonnée dans le sud de la France. Mais la maladie a été récemment diagnostiquée dans le Nord et l’Est du pays, et des cas sont avérés sur les deux tiers sud du territoire. « Depuis 2015, GDS France a mis en place un groupe de spécialistes de la besnoitiose, qui ont défini des préconisations techniques à appliquer quand un foyer est détecté. L’éleveur qui souhaite bénéficier des aides s’engage à mettre en place ces mesures qui portent sur trois points » explique Céline Talarczyk, ingénieur conseil à GDS France. Il s’agit du dépistage par sérologie de tous les bovins de plus de six mois, de l’élimination des animaux séropositifs selon un plan et un calendrier déterminés par l’éleveur en concertation avec son vétérinaire et le GDS, et du dépistage des animaux qui sortent de l’élevage à destination d’un autre élevage.

Dissémination par introduction essentiellement

Par ailleurs, la réalisation d'une enquête épidémiologique aux alentours du foyer (dans un rayon d'environ 100 mètres) et dans les élevages où des animaux ont pu être vendus ou achetés, permet de recueillir les informations nécessaires à la mise en place d'un plan d'assainissement.

Le montant des aides est de 100 euros par animal infecté éliminé et de 6 euros par analyse réalisée sur des animaux vendus à destination d’un autre élevage. Ce plan d’aides fonctionnera jusqu’en 2020, date à laquelle un bilan du dispositif d'indemnisation sera réalisé pour évaluer dans quelles mesures il sera reconduit ou non.

La besnoitiose bovine, ou maladie de la peau d’éléphant, est due à un parasite qui s’apparente à une coccidie. Sa dissémination est principalement due à l’introduction d’un animal atteint dans un troupeau, à partir duquel la transmission d’un animal à l’autre se fait via des piqûres de taons ou stomoxes (mouches piqueuses).

Aucun vaccin n’est disponible en France contre cette maladie. Le seul traitement (sulfamides administrés durant la phase fébrile) ne guérit pas totalement les animaux et ils restent contagieux. L’impact économique est lourd pour l’élevage. La besnoitiose n’est pas transmissible à l’homme.

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