Réussir bovins viande 19 mai 2016 à 08h00 | Par François d'Alteroche

Dans le Puy-de-Dôme, un parc de contention aux petits oignons

Pour intervenir sur ses bovins en sécurité, Christophe Bouterige, éleveur de bovins viande de race limousine dans le Puy-de-Dôme, a réalisé une installation de contention aussi efficace que solide. Achevée en septembre 2015, elle apporte un vrai confort de travail.

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 (© F. d'Alteroche) Le cercle de contention a contribué à renchérir le coût de l’installation, mais Christophe Bouterige reconnaît que cet outil est quand même pratique et permet surtout de travailler en limitant sérieusement les © F. d'Alteroche La cage de pesée-contention n’est pas tout à fait dans l’axe du couloir pour inciter les animaux à avancer et la zone de travail des intervenants est surélevée de 50 cm par rapport au niveau au sol des parcs et du couloi © F. d'Alteroche Entre le couloir et la cage, les parties à claire-voie ont été opacifiées avec du tapis de mine qui ne permet pas aux animaux de regarder à travers et les incite de ce fait à avancer. © F. d'Alteroche A l’extrémité de la cage une porte triangulaire permet de trier le bétail en le scindant en deux lots. © F. d'Alteroche Toutes les barrières en tubulaire sont en six tubes espacés de 15 cm pour qu’un bovin ne puisse pas coincer sa tête. © F. d'Alteroche A côtés des prises de courant, un pupitre permet de noter aisément les poids et les différentes interventions ou traitements réalisés sur les animaux. © F. d'Alteroche Une boîte à lettre métallique fixée sur la paroi extérieure droite du quai d’embarquement permet de mettre à l’abri les documents des bovins vendus, surtout si ces derniers doivent être chargés dans la © F. d'Alteroche Certains passages d’homme sont un peu larges (42 cm) pour faciliter une éventuelle sortie en urgence mais ne sont pas positionnés dans les endroits où les animaux ont « envie » de passer en se réservant la possibili © F. d'Alteroche

Positionnée au carrefour des stabulations et abritée sous un appentis qui prolonge le toit d’un hangar à fourrage, l’installation de tri-contention en service chez Christophe Bouterige, éleveur à Paslieres, à  côté de Puy-Guillaume, dans le nord est du Puy-de-Dôme en impose par ses dimensions et la qualité de sa finition. « Je voulais une installation qui soit d’abord pratique et facile à utiliser, avec si besoin la possibilité de travailler seul », explique ce jeune éleveur. Secondé par un salarié, la partie « bovine » de son exploitation se compose d’un troupeau de 130 mères limousines complété par un atelier d’engraissement. « Je suis allé voir deux installations et j’ai passé un peu de temps sur internet pour prendre des idées. »

Après avoir mûri les plans de son projet en se faisant également conseiller par Eric Devernois, technicien bâtiment à Covido Bovicoop, Christophe Bouterige avait des idées bien arrêtées. « Je voulais une installation couverte pour le confort de travail. Je souhaitais également une zone centrale surélevée pour les intervenants, autour de laquelle tournent les animaux. » Il fallait évidemment y intégrer un couloir et une cage de pesée contention ainsi qu’un dispositif de tri. Quelques éléments ont été rajoutés au projet initial. Ils ont gonflé le montant de l’investissement. Mais dès le départ, il n’était de toute façon pas question de bricoler avec quelques planches, des tubulaires de récupération et de vieilles palettes. L’objectif était de faire du solide et durable. « C’est le genre d’investissement à réaliser tant que l’on est jeune. Je compte bien le faire perdurer jusqu’au terme de ma carrière d’éleveur. Et puis je n’aime pas avoir à faire les choses deux fois. » Hormis le toit, tout a été fait maison. La réalisation s’est étalée sur six mois quand l’emploi du temps lié aux activités de l’exploitation laissait des créneaux horaires suffisants. Les parois ont essentiellement été réalisées  avec des glissières, tant pour les poteaux que les parois latérales. La plupart ne sont pas soudées, mais boulonnées.

Un outil de production

Avec 6500 €HT pour le toit et 22 000 € pour les fournitures sans compter les heures de travail, difficiles à quantifier, l’investissement peut paraître déraisonnable. Christophe Bouterige analyse les choses différemment. « Je considère ce parc de tri-contention-pesée-chargement comme un outil de production au même titre qu’un tracteur. C’est aussi une question de sécurité. » Déplacer les animaux, les trier et intervenir pour des soins n’est plus une corvée. Le bétail en finition est régulièrement pesé pour ajuster les rations et les prévisions de dates de sortie. Il va ensuite sans dire que le quai de chargement et le vaste espace plan situé dans son prolongement sont appréciés des chauffeurs qui viennent charger et décharger sur l’exploitation.

- © Infographie Réussir

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