Réussir bovins viande 17 janvier 2011 à 15h30 | Par C. Delisle

Chez Richard Greene en Irlande - Des mâles pour l'Angleterre et l'Irlande

Richard Greene engraisse des boeufs de 30 mois de différentes races même si sa préférence se porte sur les continentales, telles que la Limousine ou la Charolaise.

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Richard Greene avec ses animaux de 18 mois. "Nous avons toujours fait de l'engraissement."
Richard Greene avec ses animaux de 18 mois. "Nous avons toujours fait de l'engraissement." - © C. Delisle

«J’ai repris l’exploitation familiale qui pratiquait déjà l’engraissement de bovins viande.Aujourd’hui, elle se compose de 200 hectares dont 140 en céréales et 60 en herbe et d’un atelier d’engraissement qui totalise 200 têtes par an », commence Richard Greene. L’éleveur n’a pas fait le choix d’une race particulière. Il élève indifféremment des Limousines, des Charolaises, des Simmentales, des Frisonnes,… croisées ou non. Mais, actuellement, il privilégie les races continentales Limousines et Charolaises pour leur finition rapide et leur conformation. ACHAT DE BROUTARDS Richard Greene achète des broutards de septembre à novembre avant la rentrée en bâtiments, « car ils sont moins chers qu’en mars. Pour l’acquisition de mes animaux, je parcours trois marchés au cadran différents, les plus proches de l’exploitation. J’en limite le nombre, les autres étant trop éloignés, je ne veux pas faire de longs voyages avec les bêtes. Ils sont tous écornés et castrés. J’achète les animaux suffisamment gros pour ne pas avoir de problèmes de santé. Je les traite contre les poux à leur arrivée et les vermifuge », précise l’exploitant. Cette année, le prix d’achat des broutards s’est élevé à 1,70 €/kilo pour des animaux d’environ 500 kg. A partir de mi-octobre, l’herbe commence à manquer. Les bêtes rentrent début novembre pour ne ressortir que fin mars, début avril. « Elles sont alors dans des box sur paille que je produis moi-même, ce qui ne représente donc pas un facteur limitant. Je n’hésite pas à la mettre en quantité suffisante pour avoir des bêtes propres et calmes », ajoute-t-il. Durant la période hivernale, l’alimentation des mâles est constituée d’ensilage d’herbe à volonté et d’un mélange de céréales (pois, orge, tourteau de colza et avoine) à hauteur de 4 kilos par tête. Ce mélange coûte en moyenne 140 €la tonne, exception faite de cette année, où le prix d’achat était de 190 € la tonne (miseptembre 2010).


VENTE EN DIRECT À L’ABATTOIR


« Une fois les mâles sortis, ils sont uniquement à l’herbe. Les prairies irlandaises sont très riches. Je travaille en pâturage tournant selon la pousse. Je fonctionne en partie, en prairies permanentes sur toutes les parcelles humides de l’exploitation et l’autre partie en prairies temporaires de trois ans. Ceci me permet d’avoir une bonne tête de rotation pour mes cultures. Je les fertilise avec du fumier, obtenant de cette manière de bons rendements. Un mois avant le départ à l’abattoir, en novembre, je leur donne du concentré », explique Richard Greene. Tous les mâles produits sur l’exploitation sont vendus au même endroit : l’abattoir de Slaney Meats, situé dans le sud-est de l’Irlande dans le comté de Wexford. Ils sont destinés notamment au marché anglais et irlandais. Lors de la dernière vente, l’éleveur a touché 1,70 €/kg pour Les animaux d’un poids moyen de 670 à 680 kilos.

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