Réussir bovins viande 18 janvier 2018 à 08h00 | Par Cyrielle Delisle

Bien choisir et dresser son chien de troupeau

Pour bénéficier de tous les atouts qu’offre un chien de conduite sur son élevage, il est essentiel de prendre le temps pour bien le choisir et le dresser.

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Dresser un chien, c'est avant tout du temps et de la patience, mais rien de compliqué. L'important est de respecter la chronologie, sans aller trop vite.
Dresser un chien, c'est avant tout du temps et de la patience, mais rien de compliqué. L'important est de respecter la chronologie, sans aller trop vite. - © C. Delisle

Moyennant un choix et un dressage approprié, un chien de troupeau se révèle être d’une redoutable efficacité et un réel gain de temps pour mener son troupeau. « Il peut remplacer trois ou quatre personnes pour déplacer des bêtes », souligne Gaëtan Lefeuvre, formateur agréé de l’Institut de l’élevage et éleveur de bovins et ovins viande en Loire-Atlantique. C’est une vraie force de travail, d’autant plus que les surfaces des exploitations et l’importance des cheptels ne font que s’accroître alors que, parallèlement, la main-d’œuvre disponible se réduit. Ce partenaire peut rendre de multiples services : recherche, regroupement, contention, tri, montée en bétaillère, travail en bâtiment…, rendre agréables et plus simples toutes les manipulations, faciliter les déplacements d’animaux, tout en réduisant les risques d’accidents.

« Conduire un troupeau avec un chien n’est pas réservé à une élite. C’est à la portée de tous les éleveurs, sous réserve de s’en donner les moyens », note Alexis Claisse, administrateur de l’association des utilisateurs de chiens de troupeau de Loire-Atlantique. Ainsi, deux conditions doivent être remplies : ne pas choisir son chiot au hasard et apprendre à bien l’utiliser en suivant une formation au dressage.

Un véritable atout dans le travail quotidien

« Dans certains départements, le recours au chien reste encore très confidentiel, alors que dans d’autres, les associations sont très actives. Le chien de conduite demande de l’investissement pour l’introduire. Ce n’est pas une solution d’urgence. Il faut le voir comme une nouvelle pratique qui modifie la relation homme-animal », note Barbara Ducreux, animatrice du réseau des formateurs à l’Institut de l’élevage. Le plaisir apporté par le chien et les services rendus sont difficilement évaluables en euros. Pour les éleveurs utilisateurs, c’est surtout un gain de temps notoire, de la sérénité dans le travail et un réel plaisir.

- © C. Delisle

Pour en savoir plus

Voir dossier Bovins Viande de janvier 2018. RBV n°255, p. 20 à 29.

Au sommaire :

p. 22 - Bien choisir son compagnon de travail - Race, lignée, sélection du chiot...

p. 24 - " Je suis fidèle aux Beaucerons " - Dominique Doumesche, en Corrèze

p. 26 - Un travail en binôme qui ne s'improvise pas - Formation et dressage

p. 28 - " Je ne travaillerai plus sans chien " - Pierrick Berthelot, en Ille-et-Vilaine

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