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Présidentielle 2027 : quelles sont les propositions de la Maison de la Bio ?

A l'approche de l'élection présidentielle de 2027, la Maison de la Bio formule des propositions à destination des candidats et des décideurs publics. 

étal de fruits et légumes bio
Parmi les propositions avancées par la Maison de la Bio figure la généralisation des ordonnances vertes pour les femmes enceintes.
© Vincent Marmuse/CAIA (archives)

Alors que la Maison de la Bio vient de changer de gouvernance, elle formule des propositions destinées aux candidats de l’élection présidentielle 2027. Organisées en quatre chapitres et quinze propositions, elles forment un programme articulé autour d'une ambition centrale : accompagner la croissance et la transformer en dynamique structurelle, capable de porter durablement la consommation de bio à 12 % en 2030 puis au-delà.

Lire aussi : Maison de la Bio : la nouvelle gouvernance se fixe pour objectif de doubler la consommation bio en cinq ans

Généraliser les ordonnances vertes pour les femmes enceintes et créer un indicateur officiel de qualité de transformation

En ce qui concerne les produits bio, la Maison de la Bio souhaite généraliser l’ordonnance verte pour les femmes enceintes. Elle entend par ailleurs mobiliser les Safer dans les aires d'alimentation de captage, afin d'orienter le foncier vers des exploitants engagés en agriculture biologique ou en conversion, en s'appuyant sur l'ensemble de leurs outils : droit de préemption, cahiers des charges et baux ruraux environnementaux. Autre proposition : créer un indicateur officiel de qualité de transformation, distinguant les produits selon leurs procédés de fabrication, le recours aux additifs préoccupants et l’exposition aux contaminants. Elle suggère par ailleurs de réguler le temps de publicité via l’Arcom afin qu’une part minimale du temps publicitaire alimentaire soit réservée à des produits répondant aux critères EGAlim, dont l'agriculture biologique.

A relire : Présidentielle 2022 : La Maison de la bio fait ses propositions

Plus de bio dans la restauration commerciale

Afin d’atteindre l’objectif de 12 % de la consommation en bio en 2030, la Maison de la Bio exige la transparence sur la part d'achats bio dans la grande distribution et réclame plus de bio dans la restauration commerciale.  Autres propositions : faire de l'école un levier d’éducation à l’alimentation et intégrer les produits d’hygiène et d’entretien labellisés bio ou écologiques dans les objectifs de la commande publique, en particulier dans les lieux accueillant des publics sensibles : crèches, écoles, cantines, hôpitaux, EHPAD, équipements sportifs et administrations.

A relire : La Maison de la Bio sort de l’ombre avec des ambitions fortes

Rémunérer les services rendus par l’agriculture biologique

La Maison de la Bio propose par ailleurs de sécuriser le capital productif de la France en renforçant la bio dans les territoires. Pour y parvenir, elle souhaite donner les moyens à la France de redevenir la locomotive européenne de la bio dans le cadre de la future PAC et de l’OCM, notamment en donnant aux producteurs les moyens de se convertir, par des aides à la conversion renforcées, et en rémunérant les services rendus par l'agriculture biologique (paiements pour services environnementaux, revalorisation de l’écorégime ou aides au maintien). Elle demande que les Programmes opérationnels soient préservés « et que la future PAC encourage le développement de Programmes opérationnels dédiés à l'agriculture biologique ».

A relire : Transition agroécologique : quelles sont les six recommandations du CGAAER afin d’améliorer l’efficacité des paiements pour services environnementaux ?

Soutenir la complémentarité en bio et équitable

Afin de sécuriser économiquement le potentiel de production en agriculture biologique, la Maison de la Bio veut mobiliser EGAlim et le commerce équitable et défendre l'intégrité du label bio face aux évolutions réglementaires européennes. Elle réclame notamment un engagement des pouvoirs publics pour soutenir la complémentarité entre bio et équitable via la commande publique, encourager le développement de contrats innovants entre producteurs, transformateurs et distributeurs, et valoriser la complémentarité de l’agriculture biologique et du commerce équitable dans une communication publique.

« L'Agence Bio doit être reconnue comme un outil d'intérêt national stratégique »

Pour donner à la France une ambition nationale pour la bio, la Maison de la Bio veut renforcer l'Agence Bio, ses moyens de communication et le Fonds Avenir Bio. Elle propose de garantir un financement pluriannuel de l'Agence Bio à hauteur d'au moins 18 millions d'euros par an pour le Fonds Avenir Bio, de sanctuariser sa mission de communication grand public et les budgets alloués à 5 millions €, et de lui donner un rôle renforcé dans la structuration des filières. « L'Agence Bio doit être reconnue comme un outil d'intérêt national stratégique » estime-t-elle et d’ajouter : « Nous proposons également d’étendre le périmètre de l’Agence Bio aux produits non alimentaires bio certifiés (Cosmébio, Ecocert, Cosmos Organic) qui contribuent par l’utilisation d’ingrédients bio à développer les surfaces agricoles cultivées en agriculture biologique ».

Lire aussi : Qui est Sylvain Reverchon, le nouveau directeur de l’Agence Bio ?

Installer une interprofession bio nationale

La Maison de la Bio recommande enfin de soutenir le tissu économique et industriel des filières bio et d’installer une interprofession bio nationale et de nommer des référents agriculture biologique dans les ministère de l'Economie et des Finances, de la Santé et de l’Éducation nationale « afin que les enjeux de la bio soient portés de manière transversale dans l'ensemble des politiques publiques qui la concernent, au-delà des seuls ministères de l'Agriculture et de l’Alimentation et de la Transition écologique ».

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