Les journées laitières : un rendez-vous incontournable pour les éleveurs
Éleveurs, techniciens, partenaires de la filière et un large public sont venus admirer les plus beaux spécimens de chaque race les 18 et 19 avril à la grande halle du Chomeil à Saint-Paulien.
Éleveurs, techniciens, partenaires de la filière et un large public sont venus admirer les plus beaux spécimens de chaque race les 18 et 19 avril à la grande halle du Chomeil à Saint-Paulien.
Un évènement majeur pour le monde agricole
Organisées par la Chambre d'Agriculture, en collaboration avec le Syndicat Abondance, Haute-Loire Holstein et Montbéliarde Haute-Loire, et avec le soutien de Haute-Loire Conseil Élevage, XR Repro et le GDS 43, les Journées Laitières, qui se sont tenues les 18 et 19 avril en parallèle de Miss Montbéliarde, se sont une nouvelle fois imposées comme un évènement majeur pour le monde agricole de la Haute-Loire. Les différents concours organisés ont attiré une foule de participants et de visiteurs, confirmant l’importance de cet évènement dans le calendrier agricole départemental.
Premier concours du week-end : la meilleure mamelle
Sous l’œil attentif de Laurent Blondet, juge venant du Jura et exploitant agricole en montbéliarde, accompagné de David Droz-Grey, lui aussi juge en provenance du Jura, les animaux ont défilé avec prestance sur le ring. Peu avant l’élection tant attendue de la Miss Montbéliarde 2026, ce sont donc les trois meilleures mamelles qui étaient élues sous les applaudissements du public.
Sur le podium, Ultima du Gaec Negron à Bains termine 3ème, puis Urbaine, seconde, du Gaec des Rocs à Charraix, et enfin, Union du Gaec de l’Espérance à Vernassal qui prend la première place.
Selon le juge, « les animaux sélectionnés ont un ensemble de points forts indéniables : mamelles sans volume, bien irriguées, soudées sous l’abdomen, des trayons bien positionnés, un support puissant, une attache très haute, large..., tout ce qui fait que ces vaches ont un bel avenir devant elles ».
Le concours Miss Montbéliarde, temps fort
Le concours de la Miss Montbéliarde 2026 a une nouvelle fois occupé une place centrale puisqu’il a mis en compétition des génisses primipares sélectionnées pour leurs qualités morphologiques, leur production laitière et leur potentiel génétique. Bien plus qu’un simple défilé, ce concours récompense, à chaque nouvelle édition, le travail rigoureux des éleveurs tout au long de l’année.
Préparation des animaux, suivi sanitaire, alimentation et sélection génétique sont autant de critères déterminants pour espérer décrocher un titre.
Après l’élection de Santanoise du Gaec Castanet en 2025, qui a effectué la passation de pouvoir, le titre suprême pour l’édition 2026 a été attribué à Ultima, du Gaec Negron de Bains. Avec cette distinction, c’est donc la troisième vache de l’élevage qui est couronnée Miss (après Griotte en 2014 et Occitanie en 2021).
Comme le soulignait le juge principal, « j’ai vu de très beaux animaux. Je recherchais avant tout beaucoup de solidité (dans l’attache, dans le support) et un excellent caractère laitier... Et je l’ai trouvé ! Je me suis vraiment fait plaisir sur ce concours. Ça fait du bien de se retrouver après ces longs mois de crise sanitaire où beaucoup d’évènements ont été annulés et où l’on n’a pas pu se retrouver entre éleveurs. Présenter des vaches d’aussi bonne qualité, c’est un travail de longue haleine qui demande de la rigueur, de l’investissement personnel, un véritable travail de sélection génétique. Pour preuve, les animaux que j’ai sélectionnés dans les différentes catégories représentent tout ce que j’aime ».
Côté éleveur, là encore, à la sortie du ring, la fierté se lisait dans les yeux d’Olivier et Amandine Negron : « nous sommes la quatrième génération sur la ferme et nous sommes dans les montbéliardes depuis 1992. Côté sélection, nous avons mis à notre disposition des moyens techniques qui permettent de nous perfectionner dans la génétique, notamment avec l’amélioration de la technicité de nos bâtiments en parallèle d’un travail quotidien avec les animaux, qui inclut leur bien-être ou encore leur alimentation. Ce week-end, nous avons engagé l’élite de notre troupeau avec 4 vaches y compris la miss. C’est une grande satisfaction d’avoir été choisis une nouvelle fois parmi les gagnantes et cela nous encourage à poursuivre dans cette voie qui nous passionne au quotidien ».
Concours montbéliard et grande championne
Après ces émotions fortes du samedi matin, la journée se poursuivait par les concours montbéliards qui, là encore, selon le juge David Droz-Grey, assisté cette fois-ci par Laurent Blondet, ont une nouvelle fois mis à l’honneur un niveau de vaches exceptionnel préparées par des éleveurs passionnés.
Les grandes championnes sont des vaches au « top niveau » pour leurs qualités morphologiques et leur système mammaire d’exception. « Elles ont le niveau pour partir en national ».
Côté résultats, la grande championne montbéliarde élue en soirée est Placibelle, de la catégorie adulte, issue du Gaec Castanet de Saint-Arcons-de-Barges. Sa réserve, quant à elle, est Tilka du Gaec du Pivert à Saint-Pal-en-Chalencon.
Les Prim’Holstein et Abondance en vedette le dimanche
Après les fortes émotions des montbéliardes la veille, le dimanche était consacré à un programme tout aussi attractif : des concours de vaches à celui de meneurs, sans oublier la présentation des enfants avec les veaux pour finir par les grandes championnes des deux races.
Ainsi, dans la matinée, les concours Abondance et Holstein se sont déroulés en alternance mettant à l’honneur ces races laitières d’exception que certains éleveurs apprécient particulièrement.
Sur le même principe, les plus beaux animaux ont été sélectionnés par les juges Bastien Bochet (en Abondance) et Quentin Morel (en Holstein) grâce à leurs qualités : profondeur de bassin, bons aplombs, mamelles soutenues, capacités laitières, etc.
Comme l’exprimait un officiel concernant ce dernier point et plus précisément, les mamelles : « il faut les remplir, et ça ce n’est pas rien ! ».
À l’issue de la journée, le travail remarquable des éleveurs était de manière générale souligné et fortement reconnu par les juges.
Les grandes championnes se prénomment Trempette (en race Holstein) du Gaec des Tourterelles, Sibérie du Gaec de la Fiesta (championne jeune en Abondance) et Noueuse du Gaec de la Moutonade (Championne Adulte Abondance).
Tourné vers l’avenir
Les Journées Laitières ne sont donc pas seulement une célébration de l’élevage, elles sont aussi un évènement tourné vers l’avenir puisqu’elles illustrent le dynamisme d’une filière en constante évolution et dans laquelle il y a un bel avenir.
Dans un contexte où l’agriculture doit relever de nombreux défis, ce type de rendez-vous joue un rôle essentiel pour valoriser les pratiques, encourager les vocations et renforcer la connaissance du métier d’éleveur, qui est un métier de passion, d’engagement et de fierté du territoire.
Autour des animaux, Haute-Loire Conseil Élevage et la Chambre d'agriculture affichaient des informations techniques sur la thématique "travail" pour annoncer une journée Innov'Action le jeudi 15 octobre 2026. Un rendez-vous à noter dans vos agendas !