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Coworking : entrepreneur cherche colocataires

Travailler depuis chez soi, comme l'autorisent les nouvelles technologies, connaît ses limites. Se regrouper dans un lieu unique, chaleureux et pratique est une solution à envisager.

À Aurillac, des premières réunions sont organisées avec des jeunes chefs d'entreprises, prêts à se lancer dans l'aventure.
À Aurillac, des premières réunions sont organisées avec des jeunes chefs d'entreprises, prêts à se lancer dans l'aventure.
© R. Saint-André

 

Ils  y  voient  plus  clair.  Deux réunions aux allures informelles  ont permis à celles et ceux intéressés ou simples curieux ayant entendu parler du coworking de "débroussailler le terrain", comme le dit Marie Carreaud, à l'initiative de ces rencontres. Au coeur du sujet, de toutes petites entreprises individuelles,  souvent  unipersonnelles  ou comptant moins de trois salariés (TPE). Elles partagent l'idée que, d'une part on est plus performant en disposant d'un lieu de vie actif plutôt que d'un bureau isolé à son propre domicile, par exemple ; d'autre part, elles savent combien les unes peuvent avoir besoin des autres, combien la complémentarité peut être source de développement. La solution serait donc le coworking, un lieu de vie où divers professionnels viennent exercer leur activité.


Définition

"Il s'agit d'un bureau à eux dans un espace partagé", livre comme définition Marie Carreaud. "On peut y trouver trois profils : les permanents, présents tout l'année, un peu comm un colocataire a sa propre chambre dans un appartement loué à plusieurs ; ceux qui adhèrent au principe et utilisent régulièrement mais seulement quand ils en ont besoin ; ou encore d'autres qui préfèrent un usage à la carte, sans abonnement. On peut imaginer différents niveaux de location dans l'espace commun", résume-t-elle. D'ailleurs, l'administration de ce lieu doit être, selon elle, confié aux utilisateurs eux-mêmes, regroupés par exemple en association : "C'est une manière de gérer en fonction des envies et des besoins des entreprises, mais  aussi  de  s'investir  dans  le projet. Je les invite aussi à participer activement à l'aménagement de l'espace et même à prendre part aux travaux si nécessaire !" Car si Clermont-Ferrand en est déjà doté, aucun centre de coworking n'existe encore dans le Cantal. Mais, c'est en bonne voie.

Témoignages

Elle même, qui a monté sa société de conseils aux entreprises et aux collectivités, imagine bien travailler de la sorte, en coworking. Et pas dans un télécentre, géré par un tiers, où certes on cohabite, mais sans cohérence des activité et somme toute, sans  vraiment se connaître, ni s'investir dans l'animation du lieu. Émilie Bernard, architecte d'intérieur qui travaille chez elle, se laisse le temps de pérenniser son entreprise pour éventuellement rejoindre ce type de structure dont elle convient qu'elle peut aider à rompre une forme d'isolement, échanger, partager. A contrario, Nicolas Seguy, concepteur de sites Internet, n'attend que cela. Son autoentreprise occupe 20 % de son temps, il ferait donc partie des utilisateurs "à la carte". "Pas besoin d'un grand local, je peux me contenter d'un bout de table", image-t-il. "Mais surtout, cela permettrait de recevoir de la clientèle plus facilement que chez moi et de profiter de services comme une salle de réunion, un photocopieur, etc." Une conception que Marie Carreaud imagine dans une commune rurale, pour peu qu'elle soit dotée d'un minimum de services.


Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

 

 

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